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	<title>Disciples du Christ - Tag tenebres</title>
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	<language>fr</language>
	<description>Tu est l&#039;Eglise !</description>
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		<title>Les sources de la malédiction</title> 
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		<description>&lt;p&gt;
	Je voudrais parler ce matin de la malédiction. Nous voyons dans l’œuvre de Dieu, beaucoup d’efforts, beaucoup de travail, beaucoup de prières. Mais nous voyons également dans nos assemblées beaucoup de problèmes. Il semble que le résultat pratique de tous les efforts qui sont faits ne correspond pas à ces efforts.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
	&lt;o:p&gt;&lt;strong&gt;Les sources de malédiction de Dieu dans nos vies&lt;/strong&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	&lt;o:p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;strong&gt;NDLR:&lt;/strong&gt; Message donné par Pierre Truschel, Culte du Dimanche 1er Juin 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Quand on regarde dans la vie privée des personnes, des vies conjugales, familiales, on se rend compte que malgré les bonnes dispositions, il y a un grand décalage. Il n’y a pas cette plénitude que la Parole de Dieu promet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La souffrance est une formation indispensable et nécessaire pour pénétrer dans les profondeurs de Dieu. L’avenir de notre réussite dépend de notre acceptation de souffrir sous la direction de Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La Bible nous dit que nous devons régner avec Christ. Nous ne sommes pas seulement destinés à être sauvés, destinés à être transformés, mais nous sommes destinés à régner avec Christ dans l’éternité. Pour que nous puissions participer à ce règne, nous avons besoin d’être formés, qualifiés, préparés par Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Tous les croyants ne règneront pas avec Christ, mais seulement ceux qui auront accepté cette préparation, cette formation et cette qualification. Si nous souffrons avec Lui, nous règnerons avec Lui. Nous trouvons cela dans la vie de beaucoup d’hommes de Dieu comme un exemple aussi pour tous les croyants.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Joseph était destiné à régner sur le peuple d’Egypte. Il était envoyé par Dieu. Dans les moments difficiles qu’il traversa, il était accompagné par Dieu. Au travers de toutes les circonstances de sa vie, il a été forgé par Dieu.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Cette formation en profondeur l’a amené à être dépouillé avant de revêtir le vêtement d’honneur. Il a été jeté dans un puits tout seul dans la solitude. Il était amené à se dépouiller et à descendre&amp;nbsp;: c’était le chemin de Dieu pour l’envoyer sur le trône d’Egypte. Il a été vendu parce qu’avant qu’il ne devienne un chef, il fallait qu’il devienne un esclave. Cette formation du renoncement à ses droits a permis à Dieu de le préparer.&lt;br /&gt;
	Il a constamment, toute sa vie, été prisonnier de ce désir de marcher avec Dieu. Paul dira «&amp;nbsp;Moi, Paul, prisonnier de Jésus-Christ ». Il y avait un transvasement constant dans la vie de Joseph et dans la vie des hommes de Dieu. Le vin doit être transvasé pour devenir bon. Jacob a, aussi, dû être brisé, frappé à la hanche, infirme à vie. Jérémie en parlant de Moab dit «&amp;nbsp;Tu n’as pas été transvasé et tu as gardé ta vieille odeur ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Dans le corps de Christ, nous voyons beaucoup de chrétiens, de serviteurs de Dieu, pleins de fougue pour Dieu, pleins d’assurance, mais ils n’ont pas été transvasés. Ils ne boitent pas. Ils n’ont pas été brisés. Seule l’acceptation du brisement nous prépare au règne éternel. Il y a un processus au travers duquel Dieu travaille. Pour vivre un idéal élevé, il faut d’abord descendre. Le chemin pour être connu est d’accepter d’être oublié d’abord. La façon de devenir un vrai leader est d’abord d’accepter d’être un vrai esclave. Seule la persévérance, l’acceptation de ce dépouillement au travers de la providence divine, vous permettra d’arriver jusqu’au bout. Si vous refusez d’aller jusqu’au bout, si vous ne persévérez pas par la foi jusqu’au bout, vous raterez le règne avec Dieu, car celui qui vaincra s’assiera sur le trône de Dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Il y a dans la vie de bien des chrétiens, des blocages. On fait des efforts, on prie, on est sincère et quelque chose bloque. Nous avons de la peine à réaliser la victoire finale dans laquelle Dieu veut nous conduire. S’il y a des souffrances dans la formation, il y a des promesses de la réussite future.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Pourquoi y a t il tellement d’enfants de Dieu qui ne vivent pas la plénitude&amp;nbsp;? Parce que dans bien des vies, il y a une malédiction.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Nous trouvons déjà la malédiction au point de vue géographique. Les groupes d’intercesseurs savent que notre planète, nos continents, nos pays sont partagés comme des méridiens, par des circuits, des couloirs occultes invisibles, mais dont la réalité visible se voit au travers des lieux saints, des temples, des cimetières tels qu’ils sont disposés. Ce sont des couloirs invisibles magiques, programmés, découpant des villes avec des centres de rayonnements invisibles. Les lignes qui rejoignent ces centres s’appellent des lignes leys. La plupart de nos constructions architecturales, temples, obélisques, etc, ont pour source une architecture occulte. Ce quadrillage qui est dans une ville, une région, une nation, la planète, correspond à des esprits territoriaux qui exercent leurs pouvoirs. Sans nous en rendre compte, nous vivons dans des régions de malédiction, des rues de malédiction. Quand une église ou une œuvre chrétienne est plantée sur des circuits comme ceux-là, il y a réaction démoniaque, attaque contre les ministères, attaques contre les assemblées, contre l’œuvre de Dieu. Les puissances territoriales ont besoin de ces couloirs occultes pour se nourrir, pour se fortifier et pour établir leurs dominations sur les villes, les régions ou les pays.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	L’architecture de la ville de Paris et même de Grenoble est composée de circuits de constructions architecturales initiés par la franc-maçonnerie. C’est un quadrillage d’une carte spirituelle géographique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Dans le travail de l’évangélisation, les intercesseurs ont besoin de comprendre ces vérités pour que le témoignage devienne efficace. Une prière pour la guérison ne règle pas le problème. Il faut des prières de délivrances et de brisements de malédictions. Il y a une très grande incompréhension à ce sujet chez beaucoup d’enfants de Dieu. Cela explique aussi que là où vous habitez, là où est peut-être votre église, il y a des puissances de résistances qui font que dans telle ville, il y a plus de réussite que dans une autre. C’est une des clefs du combat spirituel d’aujourd’hui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Mais il peut également exister une malédiction dans votre vie, dans votre foyer, dans votre église. Quand vous voyez que rien ne marche, que c’est toujours difficile, que rien ne bouge, que les difficultés reviennent toujours, quand la destruction, la division s’installe. Il est important d’être honnête et de se poser la question&amp;nbsp;: est-ce qu’il peut y avoir une malédiction sur ma vie, sur mon foyer, sur ma famille&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Dans la pensée traditionnelle, Jésus-Christ nous a libérés de ces choses. Mais le problème n &#039;est pas là. Légalement Christ a tout accompli, mais est-ce que tu t’es approprié ces réalités&amp;nbsp;? As-tu l’expérience de ces réalités&amp;nbsp;? Vis-tu la puissance de ces réalités ou est-ce purement intellectuel, rationnel, sans puissance de vie et sans fruit visible&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	DEUTERONOME CH 28&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ce texte nous donne toute la liste des bénédictions et des malédictions que Dieu propose. La bénédiction de Dieu est basée sur l’obéissance. La deuxième partie du Chapitre 28 dit «&amp;nbsp;Mais si tu n’obéis pas à la voix de l’Eternel ton Dieu, si tu ne mets pas en pratique ce qu’Il te demande, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi… ». Il n’y a pas seulement des problèmes de malédiction à cause de ma propre vie, mais mes problèmes peuvent venir à cause de quelqu’un des générations passées. Ces malédictions peuvent continuer de génération en génération. Quand tu rencontres des luttes et des combats, des difficultés avec tes enfants, des difficultés constantes de maladie, un foyer brisé, tu peux avoir besoin d’une révélation d’une malédiction qui peut exister. Ces malédictions affectent la vie de bien des gens et parfois déterminent leur avenir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La puissance de la parole dépend de l’esprit par lequel cette parole a été dite. Si c’est l’Esprit de Dieu qui inspire cette parole, c’est la bénédiction de Dieu qui passe, mais si c’est la nature charnelle qui l’inspire, alors c’est la malédiction qui passe. Il y a beaucoup d’exemples dans la Bible.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Lorsque Abraham va offrir Isaac en sacrifice, l’ange lui dit «&amp;nbsp;Parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, je te comblerai de bénédictions. Je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel et le sable au bord de la mer… Ta descendance aura le contrôle de ses ennemis… Toutes les nations de la terre se diront bénies par ta descendance parce que tu as écouté ma voix ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La cause profonde de la bénédiction de Dieu dans ta vie est d’accepter d’écouter sa voix.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Isaac bénit Jacob en croyant bénir Esaü. Malgré le mensonge de Jacob, parce que la Parole était inspirée selon le plan de Dieu, malgré les larmes d’Esaü, cette parole prononcée par le Père a eu tous ses effets dans la vie de Jacob. La bénédiction par la parole est surnaturelle selon que Dieu est derrière, mais la malédiction est également surnaturelle selon que le malin est derrière.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	PROVERBES CH 26 V 2 «&amp;nbsp;Comme l’oiseau s’échappe, comme l’hirondelle s’envole, ainsi la malédiction sans cause n’a point d’effet ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	S’il y a une malédiction quelque part, c’est qu’il y a une cause. Il y a une raison à cela. Si tu as des difficultés constantes dans ta vie, malgré tes prières et tes luttes, il y a une cause à cela. Il est important de découvrir la cause que souvent Dieu donne par révélation surnaturelle, mais il y a aussi des points très simples qui peuvent nous éclairer&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Quelques sources de malédictions&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	GENESE CH 12 V 1 à 3 «&amp;nbsp;L’Eternel dit à Abram&amp;nbsp;: Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai&amp;nbsp;; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront&amp;nbsp;; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Cela va s’étendre à Isaac, à Jacob, puis à toute la nation d’Israël. C’est pour cette raison que l’anti-sémitisme est la plus grande porte ouverte pour amener la malédiction de Dieu sur votre vie, sur votre foyer, sur votre église, sur votre nation. L’histoire le montre. Tous les chefs d’états qui ont pris une position très forte contre Israël, ont été tôt ou tard balayés. Ce sont des malédictions.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	DEUTERONOME CH 27 V 11 à 26&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Quand le peuple Hébreu qui entré en Canaan. Il devait prononcer les bénédictions sur le mont Garizim et les malédictions sur le mont Ebal. C’était eux-mêmes qui proclamaient la bénédiction ou la malédiction sur leurs vies. Il n’y avait pas de neutralité possible&amp;nbsp;: l’obéissance entraînait la bénédiction et la désobéissance entraînait la malédiction. Dieu punit les fautes des pères jusqu’à la quatrième génération de ceux qui le haïssent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Vos problèmes sont peut-être dus à un péché de vos ancêtres. Ces choses ont besoin d’être brisées dans l’autorité du Christ. Jésus a tout accompli. Il s’est chargé de toutes ces malédictions. Il faut le saisir, exercer notre foi et le vivre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Il y a des héritages familiaux, régionaux spirituels qui ont besoin d’être brisés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Les relations sexuelles illicites ou contre-natures entraînent aussi une malédiction sur nos vies&amp;nbsp;: l’homosexualité, la bestialité, la relation sexuelle avec des membres de notre famille. Même si c’est un de tes ancêtres, ces choses doivent être rompues dans la foi. Toutes ces choses ont créé des ouvertures démoniaques et le malin a besoin de se nourrir de ces choses. Le malin va maintenir son pouvoir jusqu’à ce que tu saisisses l’acquis à la croix du calvaire et que tu brises la malédiction pour proclamer la bénédiction que Jésus t’a acquise à la croix.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	L’injustice envers les faibles et les démunis ouvre aussi la porte à la malédiction dit la Bible.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	JEREMIE CH 17 «&amp;nbsp;Malheur à l’homme qui se confie dans un être humain, qui prend la chair pour appui et qui écarte son cœur de l’Eternel ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Se confier dans ses propres efforts, utiliser les forces humaines pour servir Dieu, pour faire les œuvres de Dieu, dans le domaine musical, artistique, dans le domaine de l’évangélisation devient un moyen humain contaminé par la nature de péché qui est en nous, si la source n’est pas d’abord un cœur totalement livré à Dieu. Aux yeux de Dieu, c’est une porte ouverte à la malédiction. On pense qu’il faut faire souvent quelque chose pour Dieu, pour que ce soit bon. On compte sur tous les moyens médiatiques pour faire l’œuvre de Dieu, mais nous ne devons pas nous confier en l’homme. Le grand problème est que les chrétiens ne prient plus et les serviteurs de Dieu également. La source de leur puissance est humaine&amp;nbsp;; leurs moyens sont humains. Ils sont sincères mais ils ne correspondent plus à la pensée de Dieu et ils tombent sous une malédiction sans s’en rendre compte. Cela explique qu’on fait beaucoup de travail et qu’il y a peu de résultat.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	ZACHARIE CH 5&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ce texte nous parle d’un rouleau qui contient des malédictions pour les voleurs, ceux qui jurent faussement, les malhonnêtes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Si tu es un chrétien sincère, mais si tu n’obéis pas dans ta gestion d’argent, si le mensonge sort de tes lèvres, si ton comportement est mensonger, si tu n’obéis pas à la voie de Dieu dans la gestion de ta vie, la Bible dit que tu attires sur toi la malédiction de Dieu. Le sang de Jésus ne peut avoir de puissance dans ta vie que dans la mesure où tu marches dans la lumière.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La Bible parle aussi d’hommes qui représentent Dieu et qui ont apporté une parole de malédiction ou de bénédiction.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Noé s’était enivré après le déluge. Son fils Cham a vu sa nudité. Noé a dit «&amp;nbsp;Maudit soit Canaan, le fils de Cham ». Le fils avait déshonoré son père et la malédiction du père tombe. Le fils de son fils va déshonorer son propre père. La malédiction de Cham continue à faire son effet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Nous retrouvons cela dans la vie de David lorsque Saül et Jonathan sont morts. David fait une complainte et il prononce une malédiction «&amp;nbsp;Maudit soit la montagne de Guilboa qui a vu mourir David et Jonathan ». Or jusqu’à ce jour, rien ne pousse sur cette montagne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Elisée dit à son serviteur Guéhazi «&amp;nbsp;Désormais la lèpre de Naaman s’attachera à toi toute ta vie » alors que celui-ci voulait récupérer de l’argent de Naaman après sa guérison.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Jésus a maudi le figuier «&amp;nbsp;Que jamais fruit ne naisse de toi ». Il y avait des feuilles mais pas de figues.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La Bible nous dit aussi que des personnes en position d’autorité peuvent être une cause de malédiction pour les autres&amp;nbsp;: le père de famille, selon les paroles qu’il prononce, peut être un sujet de bénédiction ou une source de malédiction. Le père de famille est le sacrificateur, le prophète, le roi de son foyer. Il est chargé de présenter son foyer à Dieu. Il est chargé de représenter Dieu auprès de son foyer. Il est là pour pourvoir à tous les besoins de sa famille. Le père a une importance énorme. Quand un père dit à son enfant&amp;nbsp;: tu es un bon à rien, ces paroles engendrent une malédiction. Quand un père préfère un enfant à un autre, la porte est ouverte à la malédiction. La Bible dit que le mari est le chef de la femme. L’appel de la femme est d’être soumise à son mari, chacun se donnant l’un à l’autre. Si des paroles méchantes ou inconsidérées sortent de la bouche du mari, sa femme en supporte les conséquences.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Un exemple dans Genèse CH 31&amp;nbsp;: Jacob fuit son beau-père Laban. Rachel a volé les théraphim de son père. Laban les rattrape et demande à Jacob pourquoi il lui a pris ses Dieux. Jacob dit «&amp;nbsp;Je n’ai rien pris. La personne qui a pris les théraphim mourra ». Il ne savait pas que c’était sa femme. Laban n’a rien trouvé. Mais en cours de route Rachel est morte. Son mari avait prononcé une malédiction inconsidérée par ignorance. Il avait une position d’autorité dans son foyer et sa parole est devenue une parole de malédiction.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Un enseignant peut également engendrer une malédiction chez ses élèves&amp;nbsp;: tu es un cancre… tu n’arriveras jamais à rien...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Nous retrouvons aussi cela chez bien des conducteurs d’église&amp;nbsp;: si tu quittes mon assemblée, tu seras maudit. La Parole de Dieu nous demande de bénir et non de maudire. Des paroles d’autorité méchantes prononcées par un conducteur, pasteur ou autre ministère, sont des portes ouvertes à des malédictions qui peuvent suivre la personne. Cela peut concerner plusieurs générations successives.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Il y a également les malédictions qu’on s’impose soi-même. Quand Rébecca trompe son mari pour que la bénédiction soit sur Jacob, elle dit à Jacob «&amp;nbsp;Que ta malédiction vienne sur moi ». Quand plus tard Esaü, son fils, se marie avec une païenne, elle dit&amp;nbsp;: Je ne le supporterai pas, il vaut mieux que je meure ». Ce sont des paroles extrêmement dangereuses. Si dans ta vie, tu dis&amp;nbsp;: j’en ai assez, il vaut mieux mourir, tu attires une malédiction sur toi, tu attires un esprit de mort sur toi, ta famille. Rebecca est morte. Il est dangereux de parler n’importe comment.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Quand Jésus est arrêté par Ponce Pilate, les gens avaient hurlé «&amp;nbsp;Hosanna, Fils de David !» et puis «&amp;nbsp;Crucifie&amp;nbsp;! Crucifie&amp;nbsp;! » quelques heures après. A un moment donné, ils ont dit «&amp;nbsp;Que son sang retombe sur nous ». Une auto-malédiction qui est en action depuis 2O siècles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Il existe aussi des malédictions qui viennent par des personnes à la solde de Satan&amp;nbsp;: les sorciers, les sorcières, tous ceux qui pratiquent le satanisme. La sorcellerie n’existe pas seulement en Afrique. En France, les sorciers ont une cravate, savent lever les mains et chanter des cantiques. Ils viennent dans nos églises. Leurs dons des langues sont faux, démoniaques. Ils jettent des malédictions, des mauvais sorts. Nous avons besoin que nos yeux s’ouvrent, que ces gens soient dévoilés surnaturellement et qu’ils se convertissent au Dieu vivant. Balaam était chargé de maudire Israël.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Les prières charnelles ou les murmures sont aussi une source de malédiction. Des chrétiens prient dans un esprit de manipulation. Ils veulent vous contrôler par leurs prières. Ils vous disent avec qui vous marier, le ministère que vous devez exercer. C’est de la sorcellerie déguisée, avec des apparences chrétiennes. C’est de la manipulation démoniaque, charnelle. J’espère que c’est inconscient chez certains. Il y a des prophéties charnelles, non inspirées par l’Esprit de Dieu. Elles sont des sources de malédiction, car elles deviennent des manipulations pour dominer un auditoire, pour se mettre en avant. Ce n’est plus l’Esprit de Dieu, c’est de la sorcellerie évangélique. L’apôtre Jacques dit «&amp;nbsp;Si dans votre cœur, vous avez de la jalousie amère et de la rivalité, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est pas celle qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, charnelle, diabolique ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ce qui sort de ta bouche a de la puissance. Si c’est selon l’esprit de Dieu, tu construis, tu engendres la bénédiction. Si c’est selon l’esprit du mal&amp;nbsp;: jalousie amère, amertume, méchanceté, aigreur, tu amènes une malédiction sur les responsables que tu critiques, sur le frère ou la sœur, tu les charges de malédictions.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Beaucoup de problèmes que nous rencontrons dans nos vies sont dus aux paroles méchantes qui sont prononcées contre nous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Les alliances non bibliques sont une autre source de malédiction&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Quand les Israélites sont entrés en Canaan, ils ne devaient pas s’allier aux nations. La Bible nous dit que nous devons pas faire d’alliance pouvant engendrer une mauvaise influence sur nos vies. Tu peux faire une alliance avec quelqu’un qui vit sous une mauvaise influence, dans ton travail, dans ton mariage. En tant que chrétiens, nous avons une relation d’alliance les uns avec les autres. Puis il y a l’alliance du mariage. Mais toute autre alliance qui n’est pas fondée sur la Parole de Dieu peut vous entraîner dans des malédictions dont vous ne pourrez plus sortir&amp;nbsp;: conjoint non chrétien, s’associer en affaires avec quelqu’un de non chrétien ou ennemi de Dieu. Si tu fais cela, il y aura une malédiction sur ta vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Si tu obéis, tu es béni. Si tu n’obéis pas, la malédiction viendra. La malédiction, c’est l’humiliation, l’incapacité de se reproduire dans n’importe quel domaine de la vie, la maladie mentale et physique bien souvent, des familles brisées, la pauvreté, la défaite, l’oppression, l’échec, la désapprobation de Dieu, l’effondrement mental et émotionnel régulier, des maladies répétitives et chroniques, des fausses couches répétées, l’effondrement du mariage et la destruction de la famille, le manque financier et matériel continu, une prédisposition aux accidents, une accumulation de suicides ou de morts non naturelles. Tout cela peut avoir sa source dans une malédiction qui peut venir de vos parents, arrière-grands-parents.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Quand Josué a parlé sur Jéricho, il a dit «&amp;nbsp;L’homme qui reconstruira la ville, le fera au détriment de son fils aîné et de son fils cadet ». Il a prononcé ces paroles en 13OO avant Jésus-Christ. En l’an 8OO, un homme a reconstruit la ville de Jéricho. Quand il a posé les fondements, son fils aîné est mort et son fils cadet est mort lorsqu’il a mis la porte&amp;nbsp;!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Il faut s’en sortir. On ne peut pas accepter les problèmes comme cela. Les luttes et les combats appartiennent à la formation de Dieu. Les souffrances entrent dans la pédagogie de Dieu. Mais toutes ces choses ont pour but de nous former et de faire de nous une race de vainqueurs pour que l’accomplissement des promesses de Dieu dans nos vies soit réel. Il y a un appel de Dieu à nous consacrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Il y a un appel de Dieu à revenir si nous nous sommes éloignés. Nous devons refuser les malédictions qui peuvent exister dans nos vies et prendre la victoire en les brisant. Nous devons reconnaître que le problème existe et apporter une repentance au nom de ceux qui sont la cause de notre malédiction. Nous devons renoncer à la malédiction, résister à toutes tentatives du malin pour nous y maintenir. Nous devons être construits sur la Parole de Dieu et confesser notre foi dans la réalité de l’œuvre du Christ à la croix. Engageons-nous dans l’obéissance. Pardonnons toute personne qui nous a offensés pour ne pas tomber dans la malédiction.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	«&amp;nbsp;Celui que le Fils affranchit est réellement libre ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Tout a été accompli, tout a été fait. Jésus a été fait malédiction pour que toi, gratuitement, tu puisses être béni. Sa justice est transférée sur toi. Ta malédiction est transférée sur Lui. Par ses meurtrissures tu as été guéri.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Nous avons tous des luttes et des combats. Nous ne devons pas accepter de plier les genoux. Il y a des luttes serrées chez certains d’entre nous. Des ministères sont attaqués. Christ nous a affranchis de la malédiction de la loi. Cette prise de conscience du combat spirituel doit nous amener dans une pleine victoire. La moisson est grande et il faut beaucoup d’ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 17:47:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Sauvée de l&#039;occultisme</title> 
		<link>http://sanseglise.reseauk.info/sauvee-de-l-occultisme.html</link>
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		<description>&lt;p&gt;
	Une partie du témoignage de Céline.&lt;br /&gt;
	C&#039;est vrai, c&#039;est poignant, c&#039;est incroyable !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
	&lt;font class=&quot;texte&quot;&gt;&quot;Ceci est une petite partie de ma vie, deux chapitres environ, tirés d&#039;un livre en cours de rédaction, concernant mes pratiques occultes. Ces faits datent de 1986/1988. J&#039;avais donc 18/20 ans (faites le calcul!). C&#039;est en août 1994 que deux filles m&#039;ont parlé de Jésus-Christ. Dieu s&#039;est révèlé dans ma vie: Il m&#039;a d&#039;abord donné la foi puis Il m&#039;a montré par des signes et des miracles sa Puissance et son amour pour moi personnellement. En octobre 1994, par la prière, j&#039;ai senti un démon sortir de mon corps. Ce devait être l&#039;esprit d&#039;occultisme. Je ne l&#039;ai pas senti entrer en moi mais en sortir, au Nom de Jésus, oui! Ca décoiffe! J&#039;aimerais dire à ceux qui se reconnaîtront au travers de mon récit, à ceux qui vivent actuellement ce genre d&#039;expèrience, que Jésus-Christ seul peut vous sortir de là. Il est plus fort que Satan. Lui seul peut vous libèrer de ces puissances démoniaques. Je vous en souhaite bonne lecture (même si un peu longue). Céline&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	CHAPITRE III LE MONDE DE L’OCCULTE C’est drôle ! C’est aussi à cette époque là que je me suis « découvert » des dons occultes. J’avais des flash, soudainement je savais lire les cartes etc…Plus étrange encore, je ne rencontrais que des personnes plus ou moins liées à ce genre d’activité… Ma première rencontre du « troisième type» a eu lieu à Belfort, pendant mon stage. J’avais donc 17 ans et demi. J’allais chaque matin à la brasserie en face boire mon café avant de prendre le bus. Un matin, pas comme les autres celui-là, un type (bel homme en plus) que je voyais pour la première fois, passa son temps à me dévisager. Il le faisait à travers les miroirs de la brasserie. C’était insistant. Presque pénible. Cela s’est reproduit le lendemain, puis le surlendemain. Cette fois j’en avais marre… Je décide donc dans le train qui m’amenait en ville d’aller lui demander s’il voulait ma photo… Surprise ! J’arrive devant la brasserie et je lis : fermé pour travaux. Comme devant toute gare, il y avait bien sûr d’autres brasseries, que j’aimais moins. J’entrai donc dans l’une d’elle pour y prendre mon café. Celle-ci ressemblait à un long et large couloir où des grandes baies vitrées se succédaient. Il n’y avait pas grand monde. Peut-être était-ce une période de vacances scolaires. Je commande donc mon café. D’un coup, devinez qui entre… Il passe devant moi sans tourner la tête (ah ?) et va s’asseoir un peu plus loin. Bien sûr, pas de dos, de face ! En plein dans ma ligne de mire… Là, c’est décidé, je me lève. J’ai quelques questions à lui poser. Je suis arrivée en retard à mon cours ce jour-là. Après quelques minutes de sereines explications, oui il était très serein, il me fit l’exposé de tout mon passé… J’avais l’impression d’avoir été mise à nu ! En même temps, j’étais surprise et ma curiosité n’eût que plus soif encore de révélations. A partir de ce jour, nous nous sommes retrouvés tous les matins pour le café. Nous étions devenus amis. Il avait loué un petit appartement au dessus de la brasserie depuis peu qu’il était arrivé à Belfort. Une pièce lui servait de « cabinet de consultations ». Il s’appelait Patrick surnommé Me Makounda (pour un blond aux yeux bleus, ce sont des détails qui ne s’oublient pas !). En réalité, il était « voyant, médium, fakir et hypnotiseur. » Rien que ça ! J’allais de plus en plus le voir, c’était « plus fort que moi. » Son mysticisme m’envoûtait presque et j’avais le privilège d’être la seule fille avec qui il s’était lié d’amitié. Il avait quelques copains quand même mais je ne les ai que très peu croisés. En fait, nous passions beaucoup de temps à bavarder. Cela occupait aussi un peu son temps libre. Il n’y avait pas encore une grande affluence dans son cabinet. Mais il devait quand même y rester, ne serait-ce que si le téléphone retentissait. Je l’appréciais vraiment. A tel point qu’un jour je lui ai légué une chaîne que j’avais autour du cou avec un médaillon tout doré représentant un œil en amande. Il l’avait tout de suite portée et cela m’avait fait plaisir. Un jour, il quitta donc le bureau derrière lequel il avait sa place et me demande de rester là et de surveiller le temps qu’il aille chercher un paquet de cigarettes. Il ajoute « ne touche aucun des livres. » La phrase en trop ! Autour de son bureau, outre un sabre en décoration sur le pan du mur derrière le bureau, il y avait le long du mur des étagères contenant des tas de livres. Il devait y en avoir deux ou trois cents. A peine eut-il descendu les escaliers que je m’approchai et lus les titres des ouvrages. Tous étaient relatifs à l’occulte : sorcellerie, spiritisme, interprétation des rêves, vaudou etc. Je fus attirée par l’un d’eux. Mais tout cela ne me faisait absolument pas peur. Patrick non plus d’ailleurs, malgré ce que je savais de ses « pouvoirs. » Je l’ouvris donc au hasard des pages et je tombai sur un rite satanique où il était question de sacrifice humain. Là, je peux te dire que j’ai eu comme un nœud dans l’estomac, une réelle aversion. Je ne comprenais pas, et pas plus aujourd’hui, comment des personnes pouvaient aimer regarder des films d’horreur… Mais alors là ! Très vite, je refermai ce bouquin, regrettant même de l’avoir ouvert et je le reposai bien soigneusement là où je l’avais pris. Sans paniquer. Je savais qu’il lui faudrait un peu de temps pour revenir et de plus, les escaliers étant en bois, je l’aurais largement entendu rentrer. Puis je me réinstallai sur mon siège face au bureau. Aussitôt rentré, il me questionna : « - ça va, pas de coup de fil, rien ? -Tranquille. Soudain il tourna la tête et fixa les étagères, comme si on l’avait appelé. J’étais stoïque. Puis il se lève, tend le bras et prend le livre que j’avais soigneusement reposé à sa place. -Pourquoi as-tu touché ce livre ? Je t’avais dit de ne pas les toucher ! dit-il en colère mais plutôt tourmenté. -Comme ça, pour voir… Je n’ai pas pu m’en empêcher… Il le rangea puis n’en reparla plus. Nous nous ennuyions parfois alors un jour je lui ai demandé de me tirer les cartes. J’ai insisté car il ne voulait pas, en connaissance de cause… Mais j’ai tellement insisté qu’il a fini par céder. Il a donc posé les cartes et au fur et à mesure qu’il les retournait, je lisais comme une panique sur son visage. Finalement, il ne m’a quand même pas dévoilé ce qu’il « voyait ». Un jour je lui ai demandé qu’il m’hypnotise. Il n’y est pas arrivé. Ses yeux ont commencé à rougir, puis à pleurer. Pas les miens. On n’a jamais recommencé cette expérience. Le temps passait. J’étais partie à Mulhouse donc je ne le voyais plus. Quand je suis revenue me balader à Belfort, je suis directement allé le voir. Il n’était plus là. D’après le concierge, il était parti juste la veille, sans laisser d’adresse (à mon grand désespoir). Quelques jours seulement après son départ, et mon passage, la brasserie et tout l’immeuble ont pris feu. Il y a eu plusieurs décès. Cet événement est encore dans la mémoire de beaucoup de belfortains. Tout a été déblayé. Maintenant il n’y a plus rien d’autre qu’un parterre de cailloux. Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai compris la réelle origine de ce terrible malheur. Patrick lisait dans mes pensées. Il m’a surprise une fois. Je le regardais en pensant qu’il était vraiment beau et que je flirterais bien avec lui. A peine cette pensée évanouie qu’il me répond « - Non Céline. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas le droit d’avoir une femme. -Ah ? Tu es déjà marié ? m’enquiers-je… -Je l’ai été. Deux fois. L’expression de son visage laissait paraître de la tristesse. -Et tu n’as pas d’enfants ? -Non. Je sentais qu’il n’était pas à l’aise du tout mais je voulais en savoir plus. -Tu les revois encore ? -Elles sont mortes. Stupéfaite ! Je ne savais plus que dire mais quand même, c’est vraiment pas de chance un truc pareil ! Il continua de lui-même, peut-être cela le soulageait de parler de ces drames à quelqu’un. C’est ainsi qu’il m’expliqua que toutes les deux sont décédées dans un accident de la route sur une ligne droite au même endroit. Chacune en son temps. Il savait pertinemment qu’il lui était interdit d’avoir une femme. Ce n’était pas seulement à cause des évènements. Il avait une autre raison qu’il n’a pas pu me dévoiler. Il finit par me dire : -Je ne sortirai pas avec toi. Il ne t’arriverait que des malheurs. -Comment peux-tu en être sûr ? -Je le sais, c’est tout. » [...] Comme je le disais précédemment, j’ai donc perdu sa trace. Un jour, j’étais au lavomatique et bien entendu, j’y restais avec un magazine le temps que le linge tourne et qu’il sèche. J’aimais encore bien. Il y avait notamment un jeune, comme moi, qui venait régulièrement là pour son linge. Nous sommes devenus copains. Un jour, il m’a avoué qu’il était sdf et qu’il était hébergé chez un copain mais qu’il le trouvait un peu bizarre. Evidemment, curieuse que je suis, je le questionne pour en savoir d’avantage. Et voilà qu’il me décrit le médaillon…C’était lui ! Lorsque je lui ai déclaré qu’il devait s’appeler Patrick, étonné il hocha la tête affirmativement. Dés le lendemain, nous nous sommes retrouvés et il m’a emmenée chez Patrick. Vous devinerez…Il était parti le matin même sans laisser d’adresse…Etrange, non ? Les personnes qui exercent le métier de devin ( cartomancien, tarologue, lignes de la main, magnétisme, et j’en passe et des meilleures), ont pour maître le diable. Ils ne le savent pas tous. Certaines personnes croient détenir ce don de Dieu. C’est un mensonge. Pour en revenir donc à la brasserie qui a brûlé, là où Patrick exerçait, il ne faut pas se leurrer quant à l’origine de ce drame : la malédiction. Je ne sais pas s’il avait fait quelques incantations que ce soient, ce dont je suis certaine, c’est qu’il servait Satan et il le savait. A quel degré ? je ne sais pas. Je crois que de puissants mauvais esprits se sont donc, au travers de sa présence, emparés du de l’immeuble tout entier. Le feu n’est pas arrivé tout seul. Oui, il y a eu il me semble une fuite de gaz. Excuse-moi, je ne crois pas au hasard ! surtout quez Patrick s’est « volatilisé » quelques jours avant ce drame. J’ai vécu à Mulhouse et dans sa banlieue pendant un peu plus de trois ans. On peut dire que j’étais sans domicile fixe. J’ai passé quelques nuits dehors, il m’est arrivé de voler aussi, et malgré toute ma misère, je dois avouer que le Seigneur, que je ne connaissais absolument pas, m’aimait déjà malgré mon état de pêché. Au fil des jours et des rencontres, j’ai croisé quelques filles dont Patricia et Norah (que je remercie encore) qui m’ont gentiment hébergée, quoiqu’un peu paumées, elles aussi à leur manière. J’avoue que par moments quand même j’en avais marre de galérer, marre de vivre. En fait, ma condition ne me convenait pas du tout et bien que j’essayai quand même de m’en sortir, pas moyen ! Comme si on faisait en sorte que tu gardes bien la tête sous l’eau. A plusieurs reprises j’ai eu des pensées de mort, des envies de mettre fin à mes jours. Mais voilà : je n’en trouvais pas le courage. Alors je pleurais parfois dans la nuit, blottie dans un coin de rue. Ca me soulageait. Et dans ces moments là, une voix venant du cœur me disait « demain ça ira mieux, ne t’inquiètes pas ». Mais les jours passaient se ressemblant les uns et les autres et ce « demain » me semblait de plus en plus éloigné. Je peux dire aujourd’hui que cette voix était celle du Seigneur, ce bon berger. Il veillait déjà sur moi, mais je ne le savais pas. Effrayée par ce que pouvait me réserver l’avenir, et désespérée de ma situation très peu reluisante, j’ai décidé d’aller consulter une voyante. Une copine me l’avait recommandée. Lorsque je suis entrée dans la salle d’attente, il n’y avait personne. Pour décor, une statue de la Vierge Marie (qui n’était plus vierge en partant auprès du Père puisque mariée à Joseph et ayant eu plusieurs enfants avec lui) ainsi que quelques icônes ça et là. Oui, cette « mise en scène » m’avait rassurée. Rien à voir avec l’ambiance du bureau de Patrick et ses livres empreints de sang et de sacrifices… Comme je l’ai déjà dit, toutes les personnes exerçant tout ce qui a trait à la médiumnité ont pour maître le diable. Ces statues, je ne le savais pas à l’époque, sont aussi un « trompe-l’œil. » Je suis tombée dans le panneau… Après quinze ou vingt minutes d’attente, une petite bonne femme, d’une cinquantaine d’années, m’a invitée à entrer dans son bureau. Je me suis donc assise et, ses cartes à la main, elle me dévisagea. Puis, à ma grande surprise, elle me dit avec beaucoup d’émotions : « - Je vous attendais. C’est vous que j’attendais. Vous avez un message pour moi.. -Non, madame, excusez-moi, je ne vous connais pas ! -Si si si ! je vous attendais… Et, les larmes aux yeux, elle continua : -Dites moi si j’aurai mon message à Lourdes où à Y (je ne sais plus où elle m’a dit en second lieu) -Mais je ne sais pas madame ! lui répondis-je avec sincérité. -Je vous en prie, dites-moi où je dois me rendre… Elle m’avait un tantinet agacée mais en même temps, ses larmes me gênaient terriblement. -A Lourdes, acquiéçai-je. Au final, je ne sais même plus si elle m’a tiré les cartes ! Pendant prés de six mois, j’ai travaillé dans un petit bistrot, dit « chez Pauli », dans une rue perpendiculaire à l’avenue de Colmar à Mulhouse donc. Bien entendu, il y avait les habitués. Parmi eux se trouvait un vieil homme, pas loin des 70 ans, qui venait chaque début de mois, au moment de toucher sa retraite. Depuis plusieurs années. Et il dépensait chaque fois la même somme et il buvait toujours des quarts de rouge et s’asseyait, au mieux, toujours à la même table. La première fois que je l’ai servi, il m’a tendu la main et : « - Bonsoir mademoiselle…Quel est votre prénom ? -Céline, lui répondis-je, ma main coincée dans la sienne, car il semblait ne plus vouloir la lâcher.. -Je ne vous ai jamais vue… -Effectivement monsieur, je suis là depuis peu de temps…Qu’est-ce que je vous sers ? Il me tenait toujours la main. Au début j ‘ai eu de la compassion, me disant que ce vieil homme était peut-être content de serrer la main à une jeune fille…Mais je trouvais son insistance un peu gênante. Il me regardait droit dans les yeux. Il avait les cheveux gris foncé-blancs, un peu décoiffés par le vent peut-être, et des yeux bleus. -Donnez-moi un quart de rouge s’il vous plaît… Comme je voulais aller derrière le bar lui préparer sa commande, il lâcha enfin ma main. Juste après m’avoir libérée, il regarda sa main avec un drôle d’air. Je mis donc sa boisson et son verre sur le plateau et les lui apportai. A nouveau il me tendit sa main et prit la mienne sans me demander mon avis (sic). Puis il me fixa à nouveau. L’espace d’un instant je me suis demandée s’il n’était pas un peu fou. Il regarda sa main à nouveau après l’avoir retirée puis il me dévisagea drôlement. Comme j’allais repartir servir une autre table, il me dit, en enlevant sa montre : -Tenez, je vous la donne, c’est un cadeau… -Non, merci ! Gardez-la, elle est à vous et puis, vous en avez besoin. -Non, non, ce n’est pas une montre comme les autres. Tenez, prenez-la, insista-t-il en me la tendant. -Pourquoi, qu’est-ce qu’elle a cette montre ? lui demandai-je en la prenant. -C’est la montre du diable… -Pourquoi dites-vous cela ? -Voilà des années que je l’ai. Tous les jours à minuit, elle s’arrête. J’ai tout essayé, je l’ai emmené réparer, vraiment, j’ai tout essayé, mais il n’y a rien à faire. Je vous la donne…Le jour où elle ne s’arrêtera pas, je ne serai plus de ce monde… J’ai gardé la montre dans ma poche. Un peu plus tard, dans la soirée, le vieil homme était parti, je l’ai mise à mon poignet. Je prenais cela comme un défi : la montre du diable. Pfffffff ! Quelques minutes à peine que je la portais, le bracelet commença à me brûler le poignet, à tel point que je fus obligée de l’ôter. La marque de celui-ci était visible : j’étais toute rouge. Ce soir là, j’étais rentrée un peu plus tôt que d’habitude, il n’y avait pas grand monde alors le patron a décidé de fermer. J’ai mis la montre sur ma table de nuit et je ne l’ai pas quittée des yeux jusque l’heure ultime. Elle ne s’est pas arrêtée. J’avais même attendu jusque plus d’une heure du matin. Je n’ai jamais revu le vieil homme. Puis un jour un « nouveau » nommé Gérard a débarqué chez Pauli et il devenait peu à peu un habitué, venant tous les jours vers 18h pour prendre une anisette. Alors, évidemment, avec le temps, on est devenu copains. Et, de fil en aiguilles, de confidences en confidences, je lui ai parlé des choses étranges qui m’étaient arrivées dont l’histoire de cette terrible nuit où, dans mon lit, je me suis fait étranglée par une puissance invisible. Là, un flash-back s’impose. Je comptais parmi mes connaissances, un gentil marocain. Divorcé (à cause de l’alcool) et deux enfants. Très malheureux de ne plus voir ses enfants tous les jours, il avait fait une cure de désintoxication à l’alcool. C’est ce garçon là que j’ai connu : celui qui ne buvait pas. Très gentil et aussi sensible. Un été, il est parti au Maroc pendant un mois et demi et donc, dans sa gentillesse, il nous a prêtées son appartement, à moi et une copine marocaine, Mina. En échange, nous nous engagions à payer le loyer en son absence. C’était un F3, en HLM, à Riedisheim et sincèrement, cela nous a bien rendu service. Toutes les deux, nous étions serveuses mais pas au même endroit. Et donc le soir, on ne rentrait pas avant une heure du matin. Mina était du genre à rentrer plus tard encore ! Elle aimait aller en discothèque après son service. Un soir pas comme les autres, je suis donc rentrée vers une heure trente du matin et fatiguée, je me suis directement couchée, franchement contente d’avoir fini ma journée ! A peine allongée dans le lit, et pas encore endormie, juste à moitié, j’ai soudainement senti un énorme poids sur moi et des mains qui m’étranglaient. Je ne dormais pas. Je ne rêvais pas. J’étais consciente. La pression autour de mon cou se faisait de plus en plus forte. J’ai essayé de crier, mais, étrangement, aucun son ne sortait de ma bouche. J’ai essayé de me débattre mais aucun de mes membres ne répondait. J’étais comme sous anesthésie générale, sauf que j’étais consciente. Finalement, impuissante, je me suis dit « c’est fini. Je vais mourir. » Je suffoquais de plus en plus et la strangulation allait mettre fin à ma vie…Au moment où je me préparais à mourir, Mina est rentrée et elle est directement venue dans la chambre pour voir si j’étais là, et si je dormais. Au moment où elle a allumé la lumière, j’ai fait un grand saut en avant, poussant ce qui m’étranglait. En réalité, sans le savoir, Mina venait de me sauver la vie. Je peux dire aujourd’hui que la lumière a chassé les ténèbres cette nuit-là. J’avais compris que c’était un démon. Ce n’est que des années plus tard que j’ai réalisé que là encore, Jésus, le bon berger, veillait sur moi et qu’Il s’est servi de Mina pour me délivrer de l’esprit qui m’étranglait. Une nuit, nous dormions ensemble, elle m’a réveillée et, ouvrant les yeux avec peine, je la regardai, assise dans le lit. Un peu palotte, elle me dit « Céline, tu me fais peur ! Depuis tout à l’heure je te regarde faire des signes avec tes mains au dessus de ton visage ! On dirait des symboles ! » Je ne m’en étais même pas rendue compte. Elle m’avoua le lendemain matin que ce n’était pas la première fois. Elle ajouta que d’habitude, ça dure moins longtemps et elle se disait que je rêvais peut-être de quelque chose qui était en rapport avec mes gestes. Sauf que cette fois, elle avait été saisie de frayeur. Une petite précision : Mir, désespéré, voulant que sa femme et ses enfants reviennent vivre à la maison, était allé voir un homme doté de pouvoir et utilisant le coran. Je ne sais pas quel était le statut de cet homme, imam ou marabout ou autre. Quoiqu’il en soit, il m’avait montré deux petits sachets fermés par des cordelettes et contenants entre autre un petit papier sur lequel était inscrit des sourates en arabe bien sûr. Il les avait pendus au plafond dans un coin de la salle à manger. Soit disant ils avaient le pouvoir de faire revenir sa femme et ses enfants. Il m’avait bien entendu demander de ne pas les toucher. Peut-être que le démon (appelons un chat un chat) qui avait tenté de me donner la mort cette nuit-là avait eu accès à cet appartement à cause de la sorcellerie représentée par les sachets. C’est une possibilité. Néanmoins je ne le saurai jamais. D’autre part, depuis déjà plusieurs mois, et périodiquement, il m’arrivait, au moment de me regarder dans le miroir de la salle de bain, de découvrir des traces de griffes presque à sang sur tout mon visage. Le plus incroyable, je ne sentais rien. Mes joues présentaient des longues traces verticales et le front, les mêmes mais à l’horizontal. Cela se produisait où que je sois et donc n’avait aucune relation directe avec le reste. Un soir que j’étais libre et toute seule à l’appartement, je regardais la télé tranquille. Puis j’ai entendu une voix m’appeler, une voix très doucereuse, semblant venir du couloir : « Céline » La tête sur les épaules, je tentai de me convaincre que je divaguais et qu’il était temps d’aller me coucher. J’éteignis donc la télé. Mais à deux reprises, la voix s’est de nouveau fait entendre de la même manière. Je suis restée figée sur le canapé, pensant très fort en moi « non, je ne te répondrai pas ». Aucun mot n’est sorti de ma bouche ce soir-là. Et cet événement ne s’est plus jamais reproduit. Je n’ose pas penser à ce qu’il serait advenu si j’avais répondu à cet « appel » dont finalement je ne connais toujours pas l’origine. Pour en revenir à Gérard donc, je lui ai raconté toutes ces choses et enfin, je rencontrais quelqu’un qui ne prenait pas pour une folle ! Et de surcroît, il proposa de m’aider… J’étais convaincue qu’enfin mes misères allaient disparaître… Que nenni !! Dans un premier temps, nous allâmes tous les deux en voiture dans les bois situés en haut du Moenschberg, et on s’est arrêté sur le chemin de bois assez profondément. On peut dire que cet endroit est surélevé par rapport à la ville. C’était la pleine lune. Il devait être deux heures du matin et malgré la lune, il faisait franchement sombre ! Certainement les branches et les feuillages ne laissaient quasiment pas la place à la lumière. Je me souviens que c’était terriblement lugubre. Pourtant j’étais une « tête brûlée » ; jamais peur de rien. Mais là…j’avoue que je n’étais pas très à l’aise. Pour dire la vérité, j’avais vraiment la trouille ! Gérard tenait un livre à la main et il marmonnait des choses incompréhensibles. Il avait quand même allumé la petite lampe se trouvant au plafond de la voiture. Et moi, je ne bougeais pas et j’attendais. Je ne savais même pas quoi ! Brusquement, Gérard regarda dans le rétroviseur intérieur et me dit avec insistance qu’il fallait que je regarde derrière la voiture. Morte de peur (là, je n’en menais pas large), je refusai catégoriquement. Il me semble que j’ai commencé à avoir la tremblote (ces faits remontent aujourd’hui à quinze ans en arrière). J’étais scotché au siège passager et il était hors de question que je sorte de la voiture. J’y étais mieux que dans le bois quoiqu’il en fût ! D’un coup, Gérard ouvrit sa portière et il se mit à courir. Automatiquement, je me suis retournée et je l’ai vu courir après un type en bleu de travail… Sincèrement, mets-toi à ma place ! il y avait tout de même de quoi en perdre son latin… et sa tête. Peux-tu me dire ce qu’un gars fabrique derrière une voiture à deux heures du matin en plein milieu d’un bois, à plusieurs kilomètres de quelques habitations ? De plus, en plein bois, en pleine nuit, dans le silence total, on ne l’a même pas entendu arriver ! elle est forte celle-là tout de même. Donc je suis restée clouée là, je n’ai pas bougé d’un millimètre et j’ai tout simplement attendu que Gérard revienne, espérant très fort dans mon cœur que rien ne m’arriverait. Mais il y avait ce livre… Là, sur le tableau de bord, à ma portée. Curieuse de nature, je m’en suis emparée. D’abord le titre. Le livre de Hanussen. Connais pas ! D’après la description, il était présenté comme un grand et redoutable médium très connu. Ah ? Finalement, je l’ai ouvert au milieu au hasard, juste comme ça, pour voir de quoi il parlait… J’ouvris donc le livre et je criai de trouille lorsque j’ai découvert son contenu : deux gros terribles yeux sortaient de ce livre et me fixaient, sur fond noir. On ne voyait même pas les lignes. Je n’oublierai jamais ces yeux et ce regard tout droit issu des ténèbres. J’étais pétrifiée. Un quart d’heure plus tard, Gérard est revenu, essoufflé et dégoûté. Enervé aussi. Il est venu directement de mon coté, a ouvert ma portière et de toute ses forces, il m’a sortie de la voiture. Je hurlais, je me débattais, je ne voulais même pas fouler le sol de ce bois. Après lui avoir fait une crise hystérique, il a réussi tout de même. Puis il m’a « obligée » à marcher un peu dans ce bois, juste une dizaine de pas. Soudainement, un chat blanc est passé devant moi en courrant. Gérard m’a rassurée en me déclarant que je venais d’obtenir une victoire sur ma peur. J’y ai crû. Il a décidé de me ramener, il devait être 3h30 du matin. Sur le chemin, il m’a explicitement fait comprendre qu’il espérait que je n’avais pas touché son livre de bord. Je lui ai menti en lui assurant que non. Au moment de me déposer, en bas de « chez moi », nous avons encore un peu bavardé. J’avais la main sur la poignée de la portière à laquelle je tournais le dos puisque nous discutions. Ainsi, il me proposa de retenter une expérience dans un autre bois, encore plus haut, dans les prochains jours. Devines : ben oui, j’ai accepté. Je le salue puis je me retourne en ouvrant la portière. J’ai sursauté ; il y avait un chat blanc et roux, debout sur ses deux pattes arrière et les deux pattes avant appuyées sur ma portière. Sa tête dépassait donc, il était plutôt grand. J’avais une mauvaise et drôle d’impression. « - Aahhhh ! qu’est-ce qu’il fait là celui-là ? On dirait qu’il nous écoute ! Tu as vu ? -Oui, il est là depuis que nous sommes arrivés… -Et tu ne m’as rien dit ? -Cela n’aurait servi à rien » Inutile de te préciser que je suis rentrée illico presto. Malgré ma fatigue, j’ai eu encore bien du mal à m’endormir. Finalement, nous sommes retournés faire une nouvelle « expérience » un soir de la semaine suivante, après mon service, et la veille d’un congé. Je m’étais nourrie de pensées positives et j’étais pleine de courage et de vigueur, prête à tout affronter mais… Nous voilà repartis, une heure du matin, la nuit, une lune qui éclairait un peu . Et voilà qu’on s’engouffre dans un chemin de bois, à quelques kilomètres du précédent, et pas du même coté. Le bois n’était pas trop épais mais suffisamment pour qu’on ne voie plus la route. A la sortie de ce chemin, se trouvait un énorme champs de maïs dont les tiges étaient déjà hautes, les premiers maïs apparaissaient seulement dans leurs feuilles. Gérard décida donc de se garer sens du départ, l’arrière de la voiture contre les maïs. « - Comme ça, dit-il, si quelqu’un vient, on l’entendra obligatoirement. Il avait raison. J’étais un peu moins craintive. Le ciel était au dessus de nos têtes, visible et étoilé. Et le bois était devant nous, pas autour de nous. Et puis, surtout, on y voyait plus clair ! Une fois bien garé, bien installé, Gérard sortit un espèce de pendule de sa poche qu’il fit tourner et marmonna, à nouveau, des choses inaudibles, ou presque. Puis, s’adressant à moi : « - Maintenant nous n’avons plus qu’à attendre une manifestation animale… -Oui, répondis-je assez sereinement. -Normalement après c’est fini. Tu n’auras plus de problèmes, tu n’auras plus peur… -Tu crois qu’on va attendre longtemps ? -Non, ça devrait aller assez vite. Surveille de ton coté si tu vois un oiseau noir, ou un chat ou quelque chose comme ça. Moi, je regarde de mon coté. Si dans une heure il ne s’est rien passé, on s’en va. Et on recommencera un autre jour. OK, -Si tu veux… Il faut comprendre que j’étais prête à tout pour être libérée de mes problèmes qui étaient psychologiques pour certains, mensongers et résultant d’une imagination débordante pour d’autres et spirituellement véritables pour une mini minorité dont faisait partie Gérard. Je savais pertinemment que : je ne mentais pas. Je ne rêvais pas. Je ne m’étais ni inventé ni créé des choses psychologiques ! Soudainement, Gérard lança un regard dans le rétroviseur intérieur et, en s’écriant « le revoilà ! », il ouvrit sa portière et se mit à courir. Machinalement, je le suivis du regard. Il courrait après quelqu’un mais le temps que je réalise, ils avaient disparu dans le champs de maïs tous les deux. A nouveau, je n’ai rien vu et rien entendu. Et surtout pas regardé derrière la voiture ! J’avais cette phobie : lorsque je marchais, peu importe le lieu et l’heure, je refusais de me retourner. Je n’en ai jamais connu la raison. Une espèce de crainte mêlée d’angoisse ou simplement une voix qui m’ordonnait de pas me retourner ? Etrange… Un peu comme si j’étais suivie par quelque chose ou quelqu’un dont je ne voulais surtout pas croiser le regard… Au bout d’une dizaine de minutes seule dans la voiture, Gérard revînt, à nouveau essoufflé et énervé. -Tu l’as vu ? Tu l’as reconnu ? -Non… -Tu n’as donc pas remarqué que c’était le même gars que l’autre jour, en bleu de travail ? -Ben, j’ai bien vu que tu courrais après quelqu’un mais, avec les maïs… -Et moi qui attendait une manifestation animale ! ajouta-t-il en démarrant nerveusement la voiture, et d’ajouter : cette fois, je vais l’avoir… Nous sortîmes du bois pour nous retrouver sur la route. Elle se situait entre Mulhouse et Bruebach, si mes souvenirs sont bons. Je me souviens très bien qu’on passe prés de l’hôpital du Moenschberg. C’est une route départementale, entourée à droite et à gauche de champs, à part le bois où Gérard m’avait emmené. Il devait être deux heures du matin. En semaine. Inutile de te dire que la route était plutôt déserte. Ce devait être le printemps ou l’été : il faisait beau. Ni pluie, ni brouillard, ni vent. Une fois sur la route, Gérard, en conduisant lentement (environ 40 km/heure), scrutait chaque recoin où une voiture aurait pu se garer. Il répétait sans cesse qu’il allait bien le trouver, que de toute façon, le gars n’avait pas pu venir à pied jusque là. Cette déduction était pertinente ! Le bois devait se trouver à deux ou trois kilomètres de la ville, et peut-être un peu plus jusqu’au prochain village ! J’ai peine à croire qu’un gars se promène autant en pleine nuit tout seul et à pied ! Moi aussi j’observais le rebord de la route de mon coté en cas où que… Alors que nous roulions toujours aussi doucement, et maintenant sur un morceau de ligne droite, nous nous retrouvâmes derrière une voiture où on distinguait, malgré la nuit pas très sombre, trois jeunes gens. Vu la vitesse à laquelle nous nous déplacions, j’ai quand même été étonnée que nous ayons réussi à rattraper un véhicule ! Et puis, j’en ai vite conclu qu’ils avaient dû faire la fête et que le conducteur avait un peu de mal… Soudain, le conducteur freina. Net ! Surpris malgré notre lenteur, Gérard ne put éviter le choc. Boum. Un désastre ! La voiture de Gérard complètement défoncée à l’avant et le jeune conducteur de l’autre voiture qui hurle au milieu de la chaussée. Là, c’était la confusion. Apparemment, personne n’y comprenait plus rien. Et il y avait de quoi devenir dingue, assurément. Non seulement le jeune hurlait, ensuite les deux jeunes filles qui l’accompagnaient sont sorties, indemnes elles aussi en criant aussi de toutes leurs forces, et Gérard qui tentait d’établir un constat, passablement énervé lui aussi par la soirée que nous avions déjà passée ! En résumé : G. se demandait comment, en roulant à 30-40 km/heure, sa voiture avait pu subir un choc si terrible… Le jeune devant qui se demandait pourquoi il avait freiné, et les filles qui semblaient en vouloir à tout le monde. Heureusement, il n’y avait eu aucun blessé… J’étais un peu en recul sur le bord de la route et je les regardais tous dans leur colère ou leur démence, que sais-je ? Je me demandais surtout comment nous allions rentrer ! Il était très clair que la voiture de G. n’était plus en état de rouler ! Soudainement, comme venu de nulle part, une dépanneuse, suivie d’une voiture de gendarmes, arriva ! Alors là, c’était le bouquet. J’étais complètement époustouflée ! Aucune habitation à perte de vue, aucun véhicule n’était passé, ni même un hélicoptère, et encore moins un tracteur. Petite remarque : le téléphone portable n’existait pas encore. Tandis que j’observais, toujours à une quinzaine de mètres, la dépanneuse puis les gendarmes qui dialoguaient avec tout ce petit monde, je sentis une présence à ma gauche, légèrement en arrière. Je me retournai. Un homme d’une cinquantaine d’années, je pense, légèrement grisonnant, des yeux bleus assez clairs, se tenait là, debout. Il était en bleu de travail, silencieux. Mon regard croisa le sien, puis, sans bouger, il me regarda de haut en bas puis de bas en haut. A nouveau, sans aucune réaction, je me tournai vers la dépanneuse. Tilt ! C’était lui ! Mais le temps que je réalise, je me retournai à nouveau mais il avait disparu, sans bruit. Je ne l’avais pas non plus entendu arriver. Comprends-moi ! Avec toutes ces questions que je me posais, cet accident, cette dépanneuse qui débarque comme ça, à peine cinq minutes après l’accident, sur une route déserte à plus de deux heures du matin, en semaine de surcroît ! Sans oublier, un accident sur une ligne droite à vitesse très lente ! Donc, quand j’ai vu cet homme, qui était là à coté de moi sans rien dire, je n’ai pas réalisé. Pas tout de suite. De plus, il était serein, calme, un regard doux, plutôt empreint de gentillesse. Je n’ai jamais pu oublier ni son visage ni sa « carrure ». En fait, il était de taille normale, avoisinant les 1m70, mais pas plus. De corpulence normale, anodine. A partir de ce jour-là, et après avoir mûrement réfléchi, je décidai de ne plus suivre G. Tant pis, je m’en sortirai bien toute seule. Lorsque je lui ai fait part de ma décision, il n’a pas semblé déçu. Je dirais même, plutôt indiffèrent, me laissant libre après tout ces évènements. Ce n’était qu’une apparence. Quelques jours plus tard, alors que je rentrais après mon service, donc bien sûr, il faisait nuit, une voiture fonça sur moi en bas de la rue, feux éteints. J’ai eu très peur. Horriblement peur. Mon cœur devait battre à deux cents à l’heure et des sueurs d’angoisse coulaient de mon front. J’ai couru. Mais il avait eu le temps de faire demi-tour et tenta à nouveau de m’atteindre. Je sautai direct par dessus le grillage de la propriété privée qui se trouvait sur mon chemin. Il n’était pas très haut et il y avait quelques bosquets, ça et là. Et je n’ai plus bougé. Je m’habillais toujours en noir à cette époque et certainement cette nuit-là, ma tenue vestimentaire m’avait préservée d’un grand malheur. J’avais tellement peur que je suis restée là jusqu’au lever du jour. Je n’avais pas entendu de voiture s’éloigner dans la nuit. Je ne m’étais pas endormie et donc sincèrement, je n’en pouvais plus ! Le temps passe, mais ces phénomènes mystiques semblent me suivre, telle une ombre qui s’accroche à vos baskets au moindre mouvement… Deux ans plus tard, toujours travail au noir, vol dans les périodes dites creuses, et petites combines en tous genres, je trouve une chambre dans un petit hôtel à Wittenheim, au « café des sports ». Je ne sais pas s’il existe toujours, ou en tout cas, si l’endroit a changé ou non. Au rez de chaussée se trouvait le café, avec des menus du jour et sandwich. La clientèle se composait surtout d’habitués. Les chambres se trouvaient au premier. La douche et les toilettes dans le couloir. Les gérants vivaient sur place eux aussi. Dés mon arrivée dans ces lieux, un détail m’avait frappé : les signes extérieurs de richesses. Les tenanciers ne se refusaient rien, et leurs enfants avaient de gros et superbes jeux et jouets. Avec le temps, ce détail me chiffonnait un peu puisque finalement, ce café était raisonnablement fréquenté. Pas au point de mener un train de vie aussi luxueux ! J’ai dû séjourner deux mois à cet endroit. Environ trois semaines après m’être installée, j’eus un songe qui me stupéfia ; non seulement je m’en souvenais dans les moindres détails mais en plus, c’était un genre de révélation. Je m’étais liée d’amitié avec un résident voisin à ma chambre. D’un coté, il y avait deux jeunes filles libanaises que tout le monde savait en séjour irrégulier, donc elles étaient très discrètes, et de l’autre, un italien, chauffeur routier, avec des horaires un peu particuliers. Un endroit assez tranquille en fait, en plus, nous n’étions pas en bord de route. Cet italien, une quarantaine d’année, s’appelait Mario. Je le trouvais assez comique et son petit air futé me plaisait bien. Je lui avais raconté mon rêve. Cela se déroulait dans l’hôtel même, au grenier. Il y avait du matériel de faussaires, et des outils de reprographie et des tablettes. On aurait dit que le grenier était aménagé pour la reproduction de faux billets de 200 francs. Je m’en rappelle très bien ! Et je voyais le patron du café, avec deux des clients habitués, entrain de faire fonctionner tout cela, sans bruit et habilement. Je comprenais qu’ils oeuvraient la nuit, à l’insu de tout regard. Mario m’a écoutée puis il a souri, avouant que s’il trouvait un tel trésor, il s’en emparerait et se sauverait vite avec et assez loin pour qu’on ne le retrouve pas. Moi aussi, pensai-je en imaginant ce que je ferais avec autant d’argent ! En fait, un mois plus tard la gendarmerie saisissait tout ce matériel dans la cave de l’immeuble ! Et les gérants étaient arrêtés, en pleine après-midi, menottés puis jugés. Tout cela un peu « grâce » ou « à cause » de moi, selon ton désir. En fait, après quelques mésaventures avec Mario qui m’avait piqué ma carte d’identité par esprit de vengeance ou de jalousie, je me suis rendue à la gendarmerie. Mon interlocuteur prit mon dépôt de plainte et dans la procédure normale, me demande d’où je suis etc., et de fil en aiguille, on parle du village de mes parents. Village qu’il connaissait très bien, comme par hasard, puisqu’il y passait le week-end, quand il fait du vélo. Ce qui est sûr : il avait de l’endurance, parce que ce n’était pas la porte à coté ! Alors il m’a soudainement prise « en affection » et me promit qu’il retrouverait ma carte d’identité, et cela, même s’il fallait retourner chaque pièce ! Je lui ai bien spécifié que c’était un coup de Mario. C’est comme cela qu’il a pu démanteler ce réseau de faussaires. Il m’a avoué par la suite, lorsque je suis allée récupérer mon précieux papier, que les autorités de l’ordre cherchaient depuis un bon moment à démanteler ce réseau… Et bien entendu, il m’a remerciée. La rumeur que j’avais « dénoncé » le cafetier a très vite été répandue dans ce village. J’ai donc dû partir. CHAPITRE IV LES MAUVAISES RENCONTRES Comme je l’expliquais, bien que je change d’endroits, les puissances invisibles me suivaient. Une différence : leurs façons de se manifester. Quand j’ai débarqué dans cette chambre, j’ai espéré de tout mon cœur que je pourrais enfin dormir en paix mais aussi que je sois assez éloignée de G. qu’il n’était pas bon de rencontrer, en tout cas pour l’instant ! Malheureusement, le cauchemar était toujours là. Cette fois, je ne dormais plus. La nuit, cet endroit était vraiment silencieux. Chacun respectant l’autre, et Mario qui conduisait son camion la nuit. Chaque soir, aux alentours des 23 heures, alors que j’étais allongée dans mon lit, écoutant la radio ou lisant, j’entendais une respiration, un souffle continuel juste à coté de moi. Au début, je me disais que j’étais fatiguée, que c’était les nerfs ou peut-être la radio qui avait un défaut. Alors, et je pense que tu aurais eu cette même démarche, de couper le son, et d’éteindre la radio. Malheureusement, le bruit ne s’arrêta pas. Non, je ne consommais aucun hallucinogène et non, l’alcool n’était pas mon lot, pas encore du moins… Je ne rêvais pas. Il y avait à coté de moi un être invisible qui respirait, et d’une façon raisonnablement audible. Tous les soirs, même cinéma. Crois-moi, je devenais folle. Je ne dormais plus que le jour. D’ailleurs, étrangement, dés que le jour se levait, le « bruit » disparaissait. Heureusement que j’étais dans une période de chômage (j’avais trouvé entre temps un petit job, où j’étais sous contrat à durée déterminée. ) Je percevais donc quelques indemnités. Chaque soir, morte de trouille, je me demandais ce qui allait encore bien m’arriver ! Je ne pouvais pas fuir. Où serais-je allée ? Or, un soir pas comme les autres m’a rapproché de Mario. Nos chambres étaient petites. A droite de l’entrée, se trouvait le lit (une place), droit devant, au milieu du pan du mur, la fenêtre. A gauche, une petite armoire puis un lavabo chevauché par un miroir de fortune. J’avais pour habitude de pendre ma serviette de toilette sur le radiateur sous la fenêtre (comme c’est souvent le cas). Alors, imagine le tableau : moi, dans mon lit, ma radio presque sur les oreilles, le souffle qui me «poursuivait », toujours là et j’essayais de ne pas l’entendre en collant une oreille sur le haut parleur.( Je ne possédais pas d’écouteurs). Il faut bien comprendre que j’avais juste de quoi subvenir à mes besoins. Ainsi donc, blottie dans mon lit, parce que craignant tout de même cette espèce de présence… Les yeux fixés droits devant moi et, en l’occurrence, sur le radiateur. Il était tard. Bien trois ou quatre heures du matin. Comme par enchantement, la serviette glissa. Voulant plus que tout surmonter ma peur, je me lève, courageusement, quoique étonnée. Je ramasse le linge, et à l’instant T où j’ai reposé celui-ci sur le radiateur, « on » a frappé deux gros coups à la fenêtre. J’ai fait un grand saut en arrière et mon cœur s’est mis à battre très vite et très fortement. Mon estomac a dû se retourner aussi. Alors là, c’était le summum, la goutte : je frôlais la folie. C’est donc suite à cette nouvelle manifestation que je décidai d’aller voir Mario, ce brave voisin, pour lui raconter mes déboires. Je savais qu’il travaillait la nuit et c’était une solution de l’accompagner. A nouveau, il écouta mes histoires de dingues. Il m’en raconta à son tour, tout droit issues de Sicile. Du même domaine. Puis il finît par conclure que ces choses existent bien et qu’elles sont terribles. Il accepta sans aucun problèmes donc de m’emmener avec lui dans ses tournées de nuit. Il chargeait à Mulhouse, déchargeait et rechargeait à Strasbourg. [...] Il y avait bien eu une buse qui est venue s’écraser directement sur la vitre coté conducteur une nuit sur le chemin du retour. Je l’avais vue de loin. [....] Puis j’ai rencontré celui qui allait devenir le géniteur de mon fils, né en 1991. Non, mes problèmes liés à l’occultisme n’ont pas vraiment disparu. Ils avaient simplement « changer de couleur » ! La jeune apprentie cuisine dormait sur place, comme moi. Ce n’était pas très légal, mais je n’avais pas de permis de conduire et donc je ne rentrais à Delle, en train, que lorsque j’avais congé. Elle m’exposa les « étranges » évènements que ses grands-parents subissaient. D’après elle, cela venait des voisins ; une histoire entre paysans, une jalousie de terrains et je ne sais plus trop encore… C’est à cette période que je m’essayai à la pratique de la magie dite « blanche ». Bien entendu, le résultat ne tarda pas : les voisins ne passaient plus la nuit chez eux… Petite parenthèse. La magie blanche n’est que la magie noire couverte de vernis blanc. Je ne le savais pas. Simplement, je refusais l’injustice et la méchanceté. Je n’avais aucune tolérance pour les personnes utilisant des moyens ténébreux pour détruire et/ou intimider les autres. Je combattais ce genre de comportement avec mes « armes. » J’ai compris beaucoup plus tard que derrière ces pratiques, quelques soient leur couleur (sic), se cache le même maître : Satan (qui signifie « ennemi de Dieu ») Le principe est simple. Les voisins en question, par le biais de leurs pratiques, ont « utilisé » un démon ou esprit méchant comme tu veux. Et moi, avec mes pratiques, j’ai envoyé à leur démon un démon encore plus fort. C’est tout. Les démons sont des anges qui se sont rebellés contre Dieu et qui ont suivi Satan. Le diable s’appelait Lucifer lorsqu’il était au paradis auprès de Dieu. Il faut que tu comprennes une chose : le monde visible est une copie de l’invisible. Ainsi, le monde des ténèbres, tout comme le royaume des cieux, fonctionne comme une armée, comme des légions ajouterai-je. Il y a des « petits », des officiers, des commandants, etc.… Dans le royaume des ténèbres, il n’y a que haine et destruction. Les démons se battent entre eux pour avoir la meilleure place, pour « monter en grade. » Ouais…On n’ a rien inventé ! Je reviendrai sur cela plus tard, par des exemples un peu plus concrets et de ce fait, explicites. Donc une personne qui pratique l’occultisme, la magie, la divination, ou autres, utilise un « ange déchu », ou démon. Ce démon va donc la servir et accomplir sa volonté. Tu crois que c’est gratuit ? NON ! A cause de cela, le diable a un droit sur la vie de ces personnes qui croient avoir un « don » (encore un mensonge). Le but de Satan est de détruire. Il a plus d’une corde à son arc ! En voici quelques exemples : les cauchemars, la dépression, le suicide, les malheurs, destruction et/ou perte de biens matériels, les accidents, les maladies, les phobies, etc.… [...] Nous avions une petite dame, Dominique, en cours de gestion. Nous sommes assez rapidement devenues copines. Elle était gentille et fragile. Comme le vent soufflait toujours dans le même sens, malgré le semblant de paix de mes nuits, Dominique me confia ses ennuis. Comme par hasard, ils avaient une origine occulte ! Tu devineras bien que, sans hésiter, j’ai retroussé mes manches et j’y suis retournée à pieds joints, toute ravie de rendre service à une personne en détresse, qui ne savait plus « à quel saint se vouer » ! Je ne détaillerai pas toutes les « attaques » dont elle était victime. Je retiendrai juste qu’elle s’est fait opérer une dizaine de fois du genou en l’espace d’une année ! J’ai donc « enclenché » un processus de magie blanche visant à renvoyer la balle à l’envoyeur. Œil pour œil, dent pour dent. Un de mes principes préférés (ça a changé depuis !) Très vite, Dominique croisait ‘par hasard’ dans une boutique d’articles de sport de Montbéliard un type prénommé Alain. Elle ne le connaissait pas mais il lui a déballé toute sa vie en cinq minutes ; il connaissait tout le passé de Dominique, dans les grandes lignes, et savait dans quelle situation elle se trouvait présentement. Ni une ni deux, il lui propose de l’aider gracieusement et lui remet sa carte de visite. Avec Dominique, nous décidâmes de nous rendre un soir‘chez lui’, dans un petit village de Haute-Saône, prés de Villersexel. C’était un homme de taille moyenne, des cheveux noirs, une quarantaine d’années. Banal et anodin en somme. Il nous attendait devant sa vieille maison ressemblant à une petite ferme. Il nous reçut très amicalement et chaleureusement. Dominique, catholique et fidèle à la messe du dimanche matin, avait pris sa Bible avec elle, pour ‘être protégée’. Bien que n’ayant aucune conviction religieuse, j’ai trouvé cela bon. Après quelques échanges de mots, Alain, avec l’aide d’un jeune homme présent qui, je l’avais deviné, était un ‘apprenti sorcier’, demandèrent à Dominique si elle désirait vraiment être ‘libérée’ de ses persécuteurs. A la réponse affirmative, Alain lui déclara si, en échange de ce « service », elle acceptait de perdre sa voiture dans un accident mais que sans aucun problème, il n’y aurait pas de blessé, juste de la tôle froissée. Il lui expliqua que tout a un prix. Il nous déclara ouvertement qu’il avait un démon à son service, et il nous a même révélé son nom. Le démon vivait dans cette ferme. Alain était tout à fait lucide : il ne vivait pas dans ce lieu ! Il n’y venait que pour ses pratiques occultes. Il fit donc son petit rituel, avec la participation de Dominique. Nous étions donc tous les quatre assis à la table. Je n’étais qu’observatrice. En gros, Alain avait tracé une étoile (la fameuse étoile de David) sur la table et à chaque pointe se trouvait un nom. Il fit brûler des charbons spécifiques, en prononçant des incantations, etc.… Le rituel dura à peine vingt minutes. Pendant ce temps, mon regard se promenait un peu partout dans la pièce. Une porte entrebâillée laissait paraître un chandelier muni de bougies noires. Le jeune apprenti était très mal à l’aise. Je lisais sur son visage, dans ses yeux, de la crainte, même pire encore. J’eus la conviction qu’il était à la fois esclave et prisonnier, à cause de la peur. Un peu comme s’il n’avait pas demandé à être là. Une fois la séance terminée, Alain nous offrit un café. Il devait être 22 heures. Je sentais qu’il essayait de fouiller dans ma tête et je lui demandai d’arrêter : -Tu peux arrêter Alain, s’il te plaît ? -Quoi donc ? Rétorqua-t-il avec un sourire discret. -De fouiller dans mes pensées…Ca m’énerve ! -Comment le sais-tu ? -Je le sais, c’est tout… Dominique fut surprise mais ne dit mot. La petite cérémonie la laissait un peu coite. Alain et moi bavardâmes un bon moment au sujet du spirituel et nous étions sur la même longueur d’ondes. Le plus étrange, on était comme deux amis de longues dates, comme si on se connaissait depuis toujours. A tel point qu’il me donna son numéro de tél et m’invita à l’appeler pour continuer notre conversation et ‘grandir’ ensemble dans l’art occulte. Puis nous sommes parties. Je l’ai appelé plusieurs fois dans le mois qui a suivi, sans difficulté pour le joindre. Nous nous sentions très proches au point de devenir l’un pour l’autre un confident. Jusqu’au jour où il m’a demandée comment je m’appelais. Je connaissais son nom de famille et cela me suffisait pour ‘pratiquer’. J’avais conscience depuis quelques temps de l’importance du nom de famille. Alors je le lui dévoilai sans réticence, lui précisant juste que je connaissais le sien… A partir de cette fois-là, je n’ai plus jamais réussi à le joindre ! Quelle que soit l’heure et le jour et la saison, rien n’y fit ! Le téléphone sonnait, personne ne décrochait plus. J’ai très vite fait le lien avec Patrick [...] Je voyais toujours Dominique et je continuais ma magie blanche pour elle. Cela me faisait trop mal de la voir souffrir ainsi. Elle était à la limite de la dépression. Nos échanges, sur fond d’amitié, ont duré un an je crois. Vers la fin, en août 1994, je l’informai de ma décision : j’arrête. Je sentis à cette période qu’à cause de ma persévérance, j’allais être localisée par l’ennemi que je combattais. Je me dis donc qu’il vaut mieux arrêter avant qu’il ne soit trop tard. J’ai fait ce que j’ai pu. Pendant tout ce temps, Dominique n’a pas eu de problèmes avec son genou. [...] Jusqu’au jour où… Voilà une bonne semaine que j’ai stoppé mes activités occultes. Je n’étais qu’à moitié rassurée. Le pire, c’est la nuit. Je faisais souvent de terribles cauchemars. Certains revenaient régulièrement. Je suis presque sûre que la majorité des personnes qui vivent la nuit refusent de faire face à une certaine réalité. Et puis, l’obscurité est le meilleur moyen de se cacher, d’agir à l’abri des regards. A la lumière, tout se dévoile, difficile de se dissimuler… C’est donc en ce mois d’août 1994 que je me réveillai en pleine nuit avec terreur : mon lit prenait feu ! J’ai juste eu le temps d’empoigner mon fils, alors âgé de trois ans et demi, et de l’éloigner des flammes qui léchaient presque ses petites jambes. Malgré mon réveil en sursaut, j’eus le second réflexe d’éteindre le feu avec les couvertures. Mon cœur battait la chamade. Surtout pour mon fils auquel je tiens comme à la prunelle de mes yeux. Je dormais avec lui. Cela a duré presque 9 ans, en diminuant tout doucement la cadence. Petite remarque : bien que fumeuse, je ne fume JAMAIS dans mon lit, trop bien consciente des dangers. Et ce feu s’est déclaré du coté de mon fils. J’étais allée me coucher vers 23h et ce malheur s’est produit vers 3h du matin. Là, j’ai eu bien du mal à me rendormir, par peur de récidive ou que quelque chose de plus grave ne s’ajoute. J’étais tôt debout le lendemain. L’angoisse m’avait gardée semi-éveillée. Après avoir bu mon café, et après mûre réflexion, je décidai de me débarrasser de tous les livres qui traitaient, de prés ou de loin, la divination et l’occultisme sous toutes ses formes aussi diverses qu&#039;insolites. Y compris un magnifique livre traitant l’interprétation des rêves. Je possédais aussi une statuette représentant une déesse hindoue noire. Je la chérissais presque, bien que le plâtre ne vive pas ! Je l’ai balancé avec tous les livres dans le vide ordures. J’ai eu un frisson dans le dos en la jetant : j’avais l’impression que ses yeux me fixaient. Bbbrrrrrr… Il y en avait pour une fortune ! Peut-être tu te dis que j’aurais pu les vendre et en tirer quelques gains, même petits ! Non. Car ce qui n’était pas bon pour moi, ne pouvait l’être pour personne d’autre. Je n’eus aucun regret, aucun remord. J’étais simplement convaincue que tous ces trucs-là me portaient la poisse et qu’il fallait que je m’en débarrasse. Sincèrement, j’étais soulagée..... Aujourd&#039;hui, je ne regrette qu&#039;une chose: n&#039;avoir pas connu Jésus-Christ plus tôt.... Céline &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 17:31:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
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