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	<title>Disciples du Christ - Tag jerusalem</title>
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	<description>Tu est l&#039;Eglise !</description>
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		<title>Babylone ou Jérusalem</title> 
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		<description>&lt;p&gt;
	&quot;Babylone ou Jérusalem&quot;&lt;br /&gt;
	Pierre-Daniel MARTIN&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Je suis impressionné par la confusion qui règne autour de nous et qui atteint l’Eglise de Jésus-Christ jusqu’à se laisser parfois séduire par l’esprit de Babylone, amenant ainsi la confusion puis la division parmi les enfants de Dieu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
	&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;J’ai toujours en mémoire cette vision d’une immense toile sombre qui couvre notre pays et ses habitants pour nous empêcher de voir la lumière.&lt;br /&gt;
	Malgré cette toile, nous voyons heureusement apparaître quelques rayons de lumière, mais nous sommes tellement habitués à vivre dans ce clair obscur, que nos yeux se sont adaptés.&lt;br /&gt;
	Pourtant, nous devrions refuser cette pénombre ! Cependant, sans la lumière intérieure du St Esprit et de la Parole de Dieu, les hommes confondent&amp;nbsp; les ombres avec la&amp;nbsp; réalité.&amp;nbsp; Je revois aussi ces hommes, plus perspicaces que d’autres, prendre tant de peine pour secouer la torpeur d’une multitude de gens inquiets et passifs qui regardent autour d’eux. D’autres encore prient, puis se mettent ensemble, prient de nouveau, puis essaient d’allumer un feu. Certains feux s’allument mais ils ne se mettent pas toujours d’accord pour garder le feu allumé et finissent par le laisser s’éteindre. Quelques uns essaient de&amp;nbsp; rallumer les cendres et semblent parfois y arriver.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Aussitôt allumé, d’étranges ombres viennent rôder autour du feu comme si elles étaient attirées par le feu sans pour autant pouvoir s’en approcher. Ceux qui entretiennent le feu, ne semblent pas s’en préoccuper.&lt;br /&gt;
	Pourtant, il faut les chasser car elles apportent la zizanie. Il me semble aussi revoir apparaître, parfois un homme en vêtements blancs,&amp;nbsp; resplendissants, mais il ne fait que traverser mon champ visuel, comme un voyageur qui passe sans s’arrêter, allant dans une direction précise, d’un pas égal. Parfois, après un long moment, il réapparaissait et traversait mon champ visuel, du même pas égal. Après son passage, il y a&amp;nbsp; comme des étincelles&amp;nbsp; lumineuses qui éclairent son chemin pendant quelques instants. Je revois ces gens qui courent vers lui et le suivent un bref instant, puis lorsqu il disparaît, quelques uns se regroupent ; les uns sonnent de la trompette, les autres chantent, dansent et rient, d’autres encore accostent les gens tristes et passifs et leur parlent, d’autres sont à genoux et pleurent…ces groupes sont extrêmement vivants en contraste avec la grande majorité des gens même s’ils donnent l’impression d’être désorganisés. Au dessus d’eux, la lumière, même tamisée, devient toujours plus intense.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Cependant, vu sur l’ensemble de mon champ visuel, ces gens restent minoritaires, car la très grande majorité des gens est d’une passivité et d’une tristesse effrayantes, excepté ces petits groupes qui prient et ceux qui ont suivi l’homme en vêtements blanc. Il me semble que cette vision concerne les chrétiens. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;
		&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Ceux qui se proclament croyants mais restent enfermés dans leurs angoisses et leurs soucis du lendemain, seuls et sans témoignage de foi vivante, sans vraie connaissance de l’amour de Jésus pour eux. &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
		&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Puis nous voyons la deuxième catégorie de croyants ; ceux qui s’activent et croient faire quelque chose en disant à ceux qui «&amp;nbsp; dorment » ce qu’ils devraient faire. Ce sont les religieux.&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
		&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Le troisième groupe ; ce sont&amp;nbsp; ceux qui prient, et&amp;nbsp; s’adressent à Dieu.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
		&lt;font face=&quot;arial,
    helvetica, sans-serif&quot;&gt;Parmi eux, les uns préfèrent rester seuls, mais ils ne cherchent aucun impact sur leur entourage, cependant, une lumière brille sur leur visage.&lt;br /&gt;
		Les autres tentent de s’unir&amp;nbsp; pour faire appel à la puissance du St Esprit, mais les esprits de jalousie et de division rôdent et provoquent des dissensions, empêchant le groupe de garder allumé le feu du St Esprit. Certains, pourtant&amp;nbsp; tentent par leur propre force de rallumer les cendres. Les cendres sont leurs œuvres pour lesquelles ils se donnent tant de peine, au lieu de suivre Jésus, l’homme resplendissant de lumière qu’ils sont censés servir !&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;
		&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Le quatrième groupe représente ceux qui suivent Jésus ; la plupart se regroupent pour exprimer la transformation de leur vie en Christ et la miséricorde du Seigneur pour les hommes. Mais une question&amp;nbsp; se pose : quel impact ce dernier groupe peut-il avoir sur notre société pour la transformer et faire reculer ainsi l’esprit de Babylone ? Un espoir cependant ; la lumière au dessus d’eux réapparaît doucement. On peut donc espérer qu’ils ont un impact dans le ciel, déchirant ce voile ténu au dessus des hommes !&lt;br /&gt;
		Soyons assurés qu’un grand nombre de la première catégorie, verront la vraie lumière et se joindront à la dernière catégorie !&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
		&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Par cette vision, le Seigneur nous montre les types de chrétiens qui existent aujourd’hui. Seuls, ceux qui rencontrent Jésus et le suivent, pourront affronter et résister à l’esprit de Babylone échappant ainsi à la confusion ambiante, qui mélange le mensonge avec la vérité. Eux seuls pourront apporter au monde la vraie lumière de l’Evangile. Une inévitable confrontation va se lever entre cet esprit et les élus, lorsque la lumière du St Esprit descendra sur eux.&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
		Cet esprit du monde prône une sorte de religion universelle qui exclut les soit disant fondamentalistes de tous bord (sans faire de distinction entre les&amp;nbsp; violents et les non violents) qui oseraient affirmer qu’il n’existe qu’une seule vérité, la leur. Ainsi, tout doucement, nous glissons vers une soi disante tolérance religieuse qui déjà englobe l’universalité des trois grandes religions dans une même pensée supra universelle encouragée par le Vatican, et si nous n’y prenons pas garde, il sera bientôt interdit au nom de la paix universelle, d’affirmer qu’il y a un seul Sauveur du monde : Jésus-Christ fils du Dieu vivant&amp;nbsp; qui vient bientôt régner sur le monde entier à partir de Jérusalem ! Le Livre de l’Apocalypse, dans la Bible, il y a vingt siècles avait déjà annoncé cette grande Religion Universelle qu’elle appelle la Grande Babylone qui un jour s’affrontera avec les élus de Dieu.&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
		C’est pourquoi l’esprit de ce monde ne peut souffrir qu’Israël soit le peuple élu, témoin d’un Dieu unique qui par sa Parole, révèle Son Plan aux hommes, et se rit du Conseil des Nations (Psaume 2) car son Oint vient bientôt juger la terre et imposer le règne des élus et la paix que le Seigneur de l’Univers veut sur le monde. Son Plan révélé par conséquent l’échec cuisant&amp;nbsp; des religions. Mais il est tout aussi scandaleux aux yeux du monde, que les juifs aient droit au Retour sur leur terre (accomplissant ainsi des prophéties millénaires écrites dans la Bible) et qu’ils dominent sur Jérusalem, privant ainsi les grandes religions de dominer sur la Ville Sainte : chacune se donnant une primauté sur la Ville., et se considère comme la vraie religion ! Mais Jésus n’est jamais venu fonder une religion, il est venu apporter le Salut par son sacrifice à la Croix, et&amp;nbsp; par sa venue, révéler aux hommes , que le Royaume de Dieu s’est approché d’eux. Par ce moyen, Dieu se met un peuple saint, à part des nations, et sujets de la Jérusalem Céleste, appelé à régner avec Lui et à manifester son Royaume de justice et de miséricorde au milieu des hommes.&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
		Imperturbables, les nations se préparent à créer leur religion universelle, espérant imposer un jour leur paix et leur système économique mondial qui feront basculer le monde dans le culte de l’Anté-Christ et le précipitera&amp;nbsp; vers Harmaguédon et la venue du Fils de Dieu.&lt;br /&gt;
		C’est pourquoi, nous sommes inondés de contre vérités, essayant de nous faire croire que l’homme est bon et capable de fonder une paix universelle sur une justice équitable pour tous.&lt;br /&gt;
		Cependant jamais la vraie paix ne pourra être instaurée si Dieu, par Jésus-Christ, ne change le cœur de l’homme par l’œuvre du St Esprit ! Avant que toutes ces choses n’arrivent, Dieu révèlera Sa gloire à travers Ses Elus et appellera tout homme de la terre à choisir entre Sa Justice et celle du monde ! Mais dans Sa miséricorde, pour tous ceux qui le suivent, le Seigneur gardera Ses bien-aimés jusqu’au bout !&lt;br /&gt;
		Josué 1 ;9 «&amp;nbsp; Ne te laisse point terrifier, et ne sois point effrayé ; car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras »&lt;br /&gt;
		&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
		Pierre-Daniel MARTIN&lt;br /&gt;
		Source : filetdumaitre.com&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 17:53:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Une leçon ou une messe ?</title> 
		<link>http://sanseglise.reseauk.info/une-lecon-ou-une-messe.html</link>
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		<description>&lt;p&gt;
	Racontée par Luther lui-même dans son livre De la Messe privée et de l&#039;onction des prêtres, repris dans le livre Luther et le diable.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Il m&#039;arriva une fois de m&#039;éveiller en sursaut vers le milieu de la nuit : Satan était là qui, sans tarder, ouvrit la discussion :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Écoute, me dit-il, Luther, docteur savantissime. Tu sais que, durant quinze années, tu as célébré des Messes privées ; que dirais-tu si ces Messes privées étaient une horrible idolâtrie ? Que dirais-tu si le corps et le sang du Christ n&#039;y avaient pas été présents, et que tu n&#039;eusses adoré, fait adorer aux autres que du pain et du vin ? »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
	Je lui répondis : « J&#039;ai été ordonné prêtre, j&#039;ai reçu l&#039;onction et la consécration des mains de l&#039;Évêque, et j&#039;ai fait tout cela par obéissance aux commandements de mes supérieurs. Pourquoi n&#039;aurais-je pas consacré, puisque j&#039;ai prononcé sérieusement les paroles du Christ, et que j&#039;ai célébré ces Messes avec un grand sérieux ? Tu le sais bien. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tout cela est vrai, me dit-il, mais les Turcs et les Païens, eux aussi, font toutes choses dans leurs temples par obéissance ; ils pratiquent très sérieusement leurs cérémonies. Les prêtres de Jéroboam faisaient aussi toutes choses avec un grand zèle et en toute conscience, contre les vrais prêtres de Jérusalem. Que dirais-tu si ton ordination et ta consécration étaient aussi fausses que les Prêtres des Turcs et des Samaritains sont faux, et leur culte faux et impie ? »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Premièrement, tu dois savoir, continua-t-il, que tu n&#039;avais alors ni connaissance du Christ, ni vraie foi, et qu&#039;en ce qui regarde la foi, tu ne valais pas mieux qu&#039;un Turc. Car le Turc, et même tous les Diables, croient ce qu&#039;on raconte du Christ qu&#039;il est né, qu&#039;il a été crucifié, qu&#039;il est mort, etc. Mais ni le Turc, ni nous autres, esprits réprouvés, nous n&#039;avons de confiance en sa miséricorde, nous ne le reconnaissons pas pour notre Médiateur ou notre Sauveur ; au contraire, nous en avons horreur, comme d&#039;un juge cruel.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Telle était ta foi, tu n&#039;en avais point d&#039;autre, quand tu reçus l&#039;onction de l&#039;Évêque, et tous ceux qui donnaient l&#039;onction, comme ceux qui la recevaient, pensaient ainsi, et non autrement, de Jésus-Christ. C&#039;est pourquoi, vous éloignant du Christ comme d&#039;un juge cruel, vous aviez recours à la Vierge Marie et aux Saints: c&#039;étaient vos Médiateurs entre le Christ et vous. Voilà comme on a ravi sa gloire à Jésus-Christ. C&#039;est ce que ni toi, ni aucun autre Papiste ne pourra nier. Donc vous avez été oints, consacrés et tondus, et vous avez sacrifié à la Messe comme des Païens, et non comme des Chrétiens. Comment donc auriez-vous pu consacrer dans une pareille Messe, ou célébrer vraiment la Messe ? Il n&#039;y avait là personne ayant pouvoir de consacrer, et n&#039;est-ce pas, selon. votre propre doctrine, un vice essentiel ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Secondement, tu as été ordonné Prêtre, et tu as abusé de la Messe contre son institution, contre la pensée et le dessein du Christ qui l&#039;a, instituée. Car le Christ a voulu que le sacrement fût distribué entre les fidèles qui communient, et qu&#039;il fût. donné à l&#039;Église pour être mangé et pour être bu. Le vrai Prêtre, en effet, est établi. ministre de l&#039;Église pour prêcher le Verbe et conférer les Sacrements, comme le portent les paroles du Christ en la Cène et celles de Saint Paul dans sa première aux Corinthiens, chap. II, où il est question de la Cène du Seigneur. De là est venu que les Anciens l&#039;ont appelée Communion, parce que, suivant l&#039;institution du Christ, ce n&#039;est pas le Prêtre seul qui doit user du sacrement, mais tous les autres Chrétiens ses frères avec lui. Et toi, pendant quinze. longues années, tu as toujours, en disant la Messe, gardé le sacrement pour toi seul, tu n’en as rien communiqué aux autres. Bien plus, il t’était interdit de le leur donner tout entier. Quel sacerdoce est-ce donc là ? Quelle Messe et quelle consécration ? Quelle sorte de Prêtre es-tu, qui n’as pas été ordonné pour l’Église, mais pour toi-même ? Voilà, certes, une onction dont le Christ ne sait rien, et qu’il ne reconnaît pas.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Troisièmement, la pensée et le dessein du Christ, ses paroles l’indiquent assez, c’est qu’en faisant usage du sacrement, nous annoncions sa mort. Faites ceci, dit-il, en mémoire de moi, et comme ajoute Paul, jusqu’à ce qu’il vienne. Et toi, diseur de Messes privées, dans toutes tes Messes, tu n’as pas même une seule fois prêché ou confessé le Christ ; tu t’es réservé pour toi seul le sacrement;»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Et les paroles de la Cène, tu les as marmottées pour toi seul, entre tes dents, comme si tu sifflais. Est-ce là l’institution du Christ ?. Sont-ce là les actes qui feront voir en toi le Prêtre du Christ ? Est-ce là se comporter en Prêtre chrétien et pieux ? Est-ce pour cela que tu as été ordonné ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Quatrièmement, il est clair que la pensée, le dessein, l’institution du Christ, c’est que les autres Chrétiens participent au sacrement. Mais toi, tu as reçu l’onction, non pour distribuer le sacrement, mais pour sacrifier, et, contre l’institution du Christ, tu as fait de la Messe un sacrifice. C’est bien d’ailleurs ce que signifie clairement les paroles de l’Ordonnateur, car au moment où, selon le rite traditionnel, il met le calice dans les mains du nouveau Prêtre : Reçois, lui dit-il, la puissance de consacrer et de sacrifier pour les vivants et pour les morts. Quelle perversité, ô malheur ! Quelle infamie dans cette onction et dans cette ordination ! Voilà une viande, voilà un breuvage que le Christ a institués pour toute l’Église, pour tous ceux qui communient avec le Prêtre, et tu en fais, toi, un sacrifice propitiatoire devant Dieu ? O abomination qui passe toute abomination ! »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Cinquièmement, la pensée et le dessein du Christ, nous l’avons dit, est que le sacrement soit distribué à l’Église et aux communiants pour relever et affermir leur foi contre les diverses tentations du péché, du diable, etc., et aussi pour renouveler et prêcher le bienfait du Christ. Mais toi, tu l’as considéré comme une chose toute personnelle, que tu pouvais faire sans les autres ou leur communiquer à ta fantaisie, soit gratuitement, soit pour de l’argent. Je te le demande, que peux-tu nier de tout cela ? Ainsi, c’est là le prêtre que tu as été, sans Christ et sans vrai foi ! un prêtre consacré et ordonné contre la pensée et l’institution du Christ, non afin de conférer le Sacrement aux autres, mais afin de sacrifier pour les vivants et pour les morts ! Non, tu n’as pas été ordonné pour être ministre de l’Église. De plus, n’ayant jamais distribué le sacrement aux autres, tu n’as pas prêché le Christ dans ta Messe, et tu n’as rien fait, en somme, de ce que le Christ a institué. Eh bien ! ne vois-tu pas que tu as été oint et ordonné contre le Christ, contre son institution, pour faire tout ce qui est contre lui ? Or, si tu as été oint et ordonné par l’évêque contre le Christ, n’est-il pas évident que ton onction est douteuse et ton ordination impie, fausse et anti-chrétienne ? Je soutiens donc que tu n’as pas consacré dans ta Messe, mais que tu as simplement offert, adoré et fait adorer aux autres du pain et du vin»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tu vois à présent que dans ta Messe il manque tout d’abord une personne qui ait pouvoir de consacrer, c’est-à-dire un homme chrétien. En second lieu, qu’il y manque une personne pour qui l’on consacre et à qui l’on doive conférer le sacrement, c’est-à-dire l’Église, le reste des fidèles et le peuple. Mais toi impie, toi ignorant du Christ, tu es là debout, seul, et tu t’imagines que c’est pour toi que le Christ a institué le sacrement et qu’il te suffit de dire un mot dans ta Messe pour fabriquer incontinent le corps et le sang du Seigneur ; quand, au lieu d’être un membre du Christ, tu es son ennemi. Troisièmement, il manque ici l’esprit, l’intention, le fruit et l’usage du sacrement, toutes choses en vue desquelles le Christ l’a institué. Car le Christ a institué le sacrement au profit de l’Église pour être mangé et pour être bu, pour fortifier la foi des fidèles, pour prêcher et pour exalter dans la Messe le bienfait du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Maintenant dans ta Messe à toi, personne, dans le reste de l’Église, n’en connaît rien ; tu n’en dis rien, tu n’en donnes rien à personne ; seul dans ton coin, silencieux et muet, tu manges tout seul, tu bois tout seul ; ignorant de la parole du Christ, incrédule, indigne, tu ne fais communier personne avec toi, et suivant l’usage qui vous fut cher, tu vends cela pour de l’argent comme de bon ouvrage.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Si donc tu n’es pas la personne qui puisse et doive consacrer ; si pareillement il n’y a personne à ta Messe pour recevoir le sacrement ; si encore tu bouleverses, détruis ou dénatures complètement l’institution du Christ, si en un mot tu as été oint pour faire tout cela contre le Christ et l’institution du Christ, qu’est-ce alors que ton onction, ta Messe et ta consécration, sinon blasphème et tentation de Dieu ? D’où il suit que tu n’es pas véritablement prêtre, ni le pain véritablement le corps du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Je ferai une comparaison : supposons qu’on administre le baptême là où il n’y a personne à baptiser ; qu’un évêque, par exemple (selon la coutume ridicule qui a eu cours chez les Papistes), s’avise de baptiser une cloche et une sonnette, c’est-à-dire une chose qui ne peut ni ne doit être baptisée : dis-moi, je te prie, serait-ce là un véritable baptême ? Ici tu es bien forcé de convenir que non. Car qui pourrait baptiser ce qui n’existe point, ou ce qui n’est point personne apte à être baptisée ? Quelle sorte de baptême serait-ce là, si, en versant de l’eau je prononçais en l’air ces paroles : Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ? Qui donc, dans ce cas, recevrait la rémission de ses péchés, ou le Saint-Esprit ? L’air ou la cloche ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Il n’y a point là de baptême, c’est palpable, encore que les paroles du baptême soient prononcées, ou que l’eau soit répandue, car il manque une personne qui puisse recevoir le baptême. Eh bien, que dirais-tu si dans ta messe il en était de même, si tu prononçais des paroles, croyant recevoir le sacrement, et que toutefois tu ne reçusses que du pain et du vin ? Car la personne qui doit recevoir, l’Église, est absente ici ; et toi impie, toi incrédule, tu n’es pas plus capable de recevoir le sacrement que la cloche de recevoir le baptême ; enfin tu n’es rien du tout quant au sacrement.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tu diras peut-être : c’est vrai, je ne confère pas le sacrement aux autres membres de l’Église, mais je le prends moi-même, je me le confère à moi-même. Et il y en a plusieurs parmi les autres qui, tout incrédules qu’ils sont, reçoivent le sacrement de baptême ; et cependant c’est un vrai baptême, un vrai sacrement qu’ils reçoivent. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Pourquoi alors, n’y aurait-il dans ma Messe un vrai sacrement ? Mais ce n’est pas la même chose : dans le baptême en effet (même lorsqu’il est conféré dans un cas pressant), il y a au moins deux personnes, celle qui baptise et celle qui doit être baptisée, et souvent aussi plusieurs autres membres de l’Église. Et la fonction de celle qui baptise est telle, qu’elle communique quelque chose aux autres personnes de l’Église, au lieu de prendre pour elle seule, au détriment des autres, comme tu le fais, toi, dans ta Messe. Enfin tous les accessoires de l’œuvre principale sont ici l’ordre et la règle de l’institution du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« En second lieu, pourquoi n’enseignez-vous pas qu’on peut se baptiser soi-même ? Pourquoi condamnez-vous un baptême de cette espèce ? Pourquoi rejetez-vous la confirmation que, d’après vos rites, on se donnerait à soi-même ? Pourquoi la consécration ne vaudrait-elle rien, si quelqu’un se consacrait prêtre lui-même ? Pourquoi n’y aurait-il point d’absolution, si on s’absolvait soi-même ? Pourquoi point d’onction, si un malade à l’extrémité se la donnait à lui-même, selon les formes usitées chez vous ? Pourquoi point de mariage si quelqu’un s’épousait lui-même, ou voulait forcer une fille et prétendre que ce serait là un mariage, même malgré la fille ? Car voilà bien ; avec l’Eucharistie, vos sept sacrements. Or, si personne ne peut faire aucun de vos sacrements ni en user pour soi-même, comment expliques-tu que tu veuilles faire pour toi seul ce sacrement suprême, l’Eucharistie ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Il est vrai sans doute que le Christ s’est pris lui-même dans le Sacrement, et que tout Ministre quelconque, en le conférant aux autres, le prend aussi pour lui. Mais il ne le consacre pas pour lui seul : il le prend de communauté avec les assistants et avec l’Église, et tout se passe conformément au Verbe de Dieu, selon l’ordre et le commandement du Christ. Quand je parle ici de consécration, c’est pour demander si un prêtre peut consacrer et réaliser le sacrement pour lui seul ; car je sais fort bien qu’une fois la consécration faite, il peut en user comme les autres : c’est une communion, et la table du Seigneur est ouverte à tous. De même, quand j’ai demandé si l’on pouvait se donner l’onction et s’appeler soi-même, je savais de reste qu’une fois oint et appelé, on pouvait ensuite user de sa vocation. De même encore, en parlant de quelqu’un qui violerait une fille, j’ai demandé s’il suffirait au mécréant d’appeler mariage cette conjonction ; mais je sais fort bien que si la fille consent d’abord au mariage, la conjonction qui s’ensuit est un mariage. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Dans cette angoisse, dans ce débat contre le Diable, je voulais repousser l’ennemi avec les armes qui m’étaient familières sous la Papauté ; je lui objectais l’intention et la foi de l’Église, foi et intention auxquelles je m’étais conformé en célébrant des Messes privées. A supposer, disais-je, que je me sois trompé dans ma foi et dans ma pensée, encore est-il certain que la foi de l’Église et la pensée de l’Église ont été en cela ce qu’elles devaient être. Mais Satan, avec plus de force et de véhémence :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Ah çà, me dit-il, fais-moi donc voir où il est écrit qu’un impie, un incrédule, puisse officier à l’autel du Christ, et consacrer, réaliser le sacrement dans la foi de l’Église ? Où est-ce que Dieu a prescrit ou ordonné cela ? Comment prouveras-tu que l’Église te communique son intention pour dire ta Messe privée ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Et si maintenant, si tu ne possèdes pas le Verbe de Dieu, si ta science vient des hommes et non du Verbe, alors ta doctrine entière n’est que mensonge. Quelle impudence est la vôtre ! vous faites tout cela dans les ténèbres, vous abusez du nom de l’Église ; et puis vous voulez défendre toutes ces abominations en prétextant de l’intention de l’Église : l’Église ne croit rien, ne pense rien en dehors du Verbe et de l’institution du Christ, à plus forte raison contre son esprit et son institution ; c’est ce que j’ai déjà dit, et Paul l’a dit avant moi dans sa première épître aux Corinthiens, au chapitre II, touchant l’Église et l’assemblée des fidèles : Nous possédons l’esprit du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Or, de qui apprendras-tu que telle ou telle chose est selon l’esprit et l’intention du Christ et de l’Église, sinon du Verbe du Christ (ex Verbo Christi), de la doctrine et de la confession de l’Église ? Comment sais-tu que, selon l’intention et l’esprit de l’Église, l’homicide, l’adultère, l’incrédulité sont des péchés damnables, comment sais-tu cela, et autre chose du même genre, sinon par le Verbe de Dieu ?»&lt;br /&gt;
	« Si maintenant, pour connaître l’intention de l’Église à l’égard des bonnes et des mauvaises actions, il faut s’en rapporter au Verbe et au commandement de Dieu, combien plus grande la nécessité de demander au Verbe de Dieu ce qu’elle pense de la doctrine ! Pourquoi donc dans ta Messe privée, ô blasphémateur ! contreviens-tu aux ordres et aux paroles précises du Christ ? Pourquoi cherches-tu ensuite à couvrir ton mensonge, ton impiété, du nom et de l’intention de l’Église ? Et c’est de ces misérables couleurs que tu pares tes fictions, comme si l’intention de l’Église pouvait être contraire aux paroles précises et à l’intention du Christ ? D’où te vient cette prodigieuse audace, de profaner le nom de l’Église par un mensonge si impudent ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Bref, tu es diseur de Messes, et tu n’as été consacré tel par l’Évêque que pour agir dans la Messe privée contre les paroles précises et l’institution du Christ, contre l’esprit, la foi et la confession de l’Église : donc ton onction est tout ce qu’il y a de plus profane ; elle n’a rien de saint ni de sacré. En outre, elle est plus vaine, plus inutile, et tout aussi ridicule que le serait le baptême d’une pierre, d’une cloche, etc. Et pour finir, ajouta Satan, il est donc prouvé que tu n’as pas consacré, mais que tu as seulement offert du pain et du vin, comme les Païens ; et que, par un trafic infâme, insultant pour la divinité, tu as vendu ton oeuvre aux Chrétiens, servant ainsi ni Dieu, ni le Christ, mais ton ventre. Quelle est donc cette abomination, inouïe au ciel et sur la terre ? »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Tel est à peu près le résumé de cette discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Source: Béthel&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 17:50:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
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