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	<title>Disciples du Christ - Tag conscience</title>
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	<language>fr</language>
	<description>Tu est l&#039;Eglise !</description>
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	<item>
		<title>Le violeur de conscience.</title> 
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		<description>&lt;p&gt;
	Il fut un temps ou l&#039;être humain, vous et moi, croyait son vis à vis et le pensait aussi bon, aimable et aussi serviable que lui.&lt;br /&gt;
	Il ne savait pas que &quot;l&#039;autre&quot;, celui en qui il faisait une confiance aveugle(comme à lui-même), pouvait le trahir et abuser de sa confiance, chose à laquelle il n&#039;avait pas pensé.&lt;br /&gt;
	Sans le savoir, il se mettait à la merci de n&#039;importe quel manipulateur et, La Fontaine, qui n&#039;était pas idiot, a écrit: &quot;que tout flatteur vit au dépend de celui qui l&#039;écoute&quot;.&lt;br /&gt;
	Tant qu&#039;il s&#039;agit de se faire arnaquer quelques €uros, sa voiture, sa femme ou autres biens matériels de ce monde, ce n&#039;est pas bien grave et, la peine passée, nous oublierons l&#039;offense. Mais que se passe il quand on vous pique votre conscience ?&lt;/p&gt;&lt;div&gt;
	La conscience, c&#039;est notre bien le plus précieux. Vous n&#039;avez pas la mienne et je n&#039;ai pas la vôtre.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	La conscience est intime, profonde, personnelle et unique en ce qui concerne l&#039;individu.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Pour en changer, c&#039;est possible, il faut un évènement majeur et une procédure qui va vous toucher et modifier le plus profond de vous même. Votre intimité.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Nous avons tous un jardin secret et nous y avons droit.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	C&#039;est notre refuge, notre chez soi, le lieu où personne, non personne, ne peux entrer si vous ne l&#039;y avez pas invité. Il ressortira quand vous le déciderez et c&#039;est le seul endroit au monde qui vous appartienne vraiment.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;Il est tout de même des gens, peu scrupuleux il faut le dire, pour venir forcer la porte de votre espace secret et s&#039;installer sur un banc de votre jardin comme le ferait un vulgaire coucou qui, nous le savons, ne s&#039;embarrasse pas avec la politesse.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Le coucou, lui, s&#039;envolera au premier coup de fusil parce qu&#039;il sait qu&#039;il n&#039;est pas chez lui et trouvera un autre refuge. Le violeur de conscience, lui, ne se laissera pas chasser. j&#039;y suis, j&#039;y reste. Et c&#039;est là que les problèmes commencent.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Nous avons quelqu&#039;un qui s&#039;est introduit dans notre espace intérieur et cherche à modifier l&#039;agencement de la pièce en vous persuadant que ce n&#039;est pas bien rangé et qu&#039;il faudrait mettre de l&#039;ordre dans vos pensées sous peine de........Il y a toujours quelques catastrophes à venir.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Imaginons que vous ne soyez pas d&#039;accord avec les allégations de votre squatter. Il s&#039;instaure en vous un combat entre votre réalité établie, et une nouvelle structure qui n&#039;a pas sa place, pas encore, &amp;nbsp;ni dans votre mental ni dans la profondeur de votre discernement. Le violeur devrait s&#039;en aller. Non, il reste et ne vous lâche pas car il veut vous contraindre à son idée.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	S&#039;engage &amp;nbsp;alors &amp;nbsp;un combat silencieux entre vous et &quot;l&#039;autre&quot;, discret, pervers, qui déstabilisera votre mental, vous fera perdre confiance en vous même, et dénaturera vos relations avec votre entourage et tout ce qui va avec.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	C&#039;est le cas en particulier des adeptes victimes d&#039;un mouvement, qu&#039;il soit philosophique, politique ou religieux.&lt;br /&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Nous nous intéresseront à la chose religieuse car c&#039;est le sujet qui nous préoccupe le plus sur ce site et, la multiplication des sectes, qui fonctionnent toutes sur le même schéma, est un très bel exemple pour décortiquer le cheminement qui fait qu&#039;un simple individu qui ne demande rien à personne se retrouvera enfermé, si il n&#039;y prend pas garde, dans un système pervers qui fera de lui une poupée sans âme capable seulement de dire oui. Oui à qui ? Mais à son tourmenteur pardi.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Les chasseurs attrapent les lapins avec des collets et les hommes attrapent les autres hommes avec des idées.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Il faut savoir que, lassés d&#039;une vie triste et insipide, la plupart d&#039;entre nous sont à la recherche d&#039;un &quot;idéal&quot; et sont des victimes cuites a point pour tomber dans les filets des malins qui visent à l&#039;agrandissement de leur royaume et à la pérennité de leurs entreprises.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Le système religieux est un bon exemple (et une bonne affaire) car riches ou pauvres, croyants ou non croyants, tous sont interpellés par &quot;&#039;intemporel&quot; et personne n&#039;échappe aux questionnements intérieurs auxquels une personne normalement constituée sera confrontée à un moment ou à un autre de sa vie.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Le piège est tendu, il ne reste qu&#039;à attendre le client qui ne tardera pas à foncer tête baissée dans une aventure si on lui propose argent, amour et sérénité ce qui chacun le sait manque à la plupart d&#039;entre nous.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Le salut étant gratuit (à l&#039;origine), on ne se méfie pas, et les premières rencontres sont de lait et de miel et on y revient parce qu&#039;il fait vide et froid dehors.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Le nouvel arrivant est accueilli avec des cris de joies et on l&#039;appelle par son prénom car on s&#039;intéresse à lui, ce qui n&#039;est que très rarement le cas, au point que notre dindon va se laisser séduire et accepter tout ce qui se raconte dans le lieu sans même chercher à comprendre, ce qu&#039;on ne lui demande d&#039;ailleurs pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Le poisson ayant mordu, Il faut le ferrer ce qui n&#039;est pas bien difficile tant le prosélyte (qui s&#039;ignore encore) est heureux de venir chez nous. Alléluia. Merci Seigneur !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Remarquons au passage que les adeptes si accueillants sont d&#039;anciens piégés définitivement acquis au &quot;système&quot;, qui vont jouer sans le savoir le rôle de tourmenteurs après avoir été les tourmentés.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Vient le moment de l&#039;étape deux: &amp;nbsp;L&#039;enseignement.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Nous allons &quot;former&quot; le nouveau membre à notre façon de penser et le ligoter de telle manière que non seulement il n&#039;ait pas envie de sortir, mais qu&#039;il ferme sa ...bouche si l&#039;envie lui en prenait. C&#039;est là toute la subtilité de la démarche.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Les querelles d&#039;idées étant maintenant réservées aux païens, notre homme faisant presque partie des élus à présent, on va aller chercher plus profond, sa conscience, et la lessiver un peu avec quelques culpabilités qui le rendront plus blanc que neige à force de prédications, études, réunions, jeûnes, bref, toute la panoplie du parfait guru disponible dans n&#039;importe quel manuel de vulgarisation de la psychologie comportementale. J&#039;ai lu hier soir sur un site Internet que les apprentis pasteurs Africains se payaient le voyage aux USA pour la circonstance.&lt;br /&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	L&#039;aspirant sauvé, il s&#039;agit de cela maintenant, va écouter et enregistrer l&#039;enseignement, un vrai bourrage de crâne, des responsables et se plier aux règles de l&#039;endroit qui disent : Moi je parle et toi tu écoutes.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Comme tout le monde est toujours très gentil, sûrement grâce à la politique de la maison, je me laisse faire et me plait beaucoup ici &amp;nbsp;d&#039;autant plus qu&#039;il y a de la chaleur et que dehors, il fait toujours aussi vide et aussi froid.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;Vient le jour du passage à l&#039;acte.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Les enseignements sont secondaires car je n&#039;ai pas vraiment besoin de comprendre puisque de toutes façons ce sont les autres qui parlent. Il faut dire que je ne serais vraiment des leurs (appartenance à un groupe) qu&#039;une fois baptisé car il faut faire acte public pour être accepté au sein d&#039;une organisation, lquelle qu&#039;elle soit. Le bizutage quoi.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Il est à remarquer que le mot &quot;baptême&quot; veut dire trempé; Immergé dans.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Si je veux être immergé dans le groupe, je dois y aller, mais ce n&#039;est pas désagréable d&#039;autant plus que j&#039;aurai quelques cadeaux et je ne me sentirai plus étranger et on m&#039;appellera frère. De toute façon, pas de baptême, pas de salut.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;Je n&#039;ai pas encore très bien saisi cette histoire de salut, mais j&#039;ai tout mon temps maintenant. Et puis, il va y avoir des études bibliques et puis les autres m&#039;expliqueront et puis......&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Bon, je suis baptisé maintenant. Alléluia ! Gloire à Dieu ! Merci Seigneur !!!&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Je fais maintenant partie de la grande famille et je suis reçu chez l&#039;un et chez l&#039;autre et je nage en plein bonheur. Je nage en plein bonheur jusqu&#039;au jour ou...&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Le jour ou, faisant partie de l&#039;intimité de la communauté je remarque que ce qui est prêché à grande force &quot;d&#039;alléluia !&quot; n&#039;est en fait pas mis en pratique et que les sourires et joies de dimanche matin s&#039;effacent en semaine dans le quotidien de mes frères qui me diront bien sûr que ce n&#039;est pas grave, que Dieu connaît notre coeur (ho! oui) et que je ne dois pas juger un frère (sous peine de condamnation) et que cela ne me regarde pas car ce n&#039;est pas moi qui enseigne. Ce que je commence déjà à regretter.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Comme cette démarche est éternelle, plus moyen de m&#039;en débarrasser. On m&#039;affirme que dans tous les mouvements religieux c&#039;est pareil, que je suis trop jeune pour comprendre et qu&#039;il faut patienter et attendre le temps de Dieu. (!!!???)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Je commence à me poser des questions, mais on me réponds avec un verset biblique et on me persuade que j&#039;ai tord là ou justement j&#039;ai raison. C&#039;est moi qui me trompe et je ne dois pas parler.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Mes convictions, les nouvelles, sont mises à mal par la réalité des actions des prêcheurs et prêcheuses, et la seule façon de faire taire mes nouveaux tourments est justement de faire taire ma conscience. C&#039;est là que &amp;nbsp;commence l&#039;oeuvre du violeur de conscience.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Plein de bonne volonté et fort de l&#039;intégrité nouvelle qui m&#039;anime maintenant que j&#039;ai accepté la façon de penser de Dieu, fort de mon statut d&#039;homme de paix et de vérité, je ne soupçonne évidemment pas que je suis tombé dans un piège duquel je vais mettre un bon nombre d&#039;années à m&#039;échapper. Si j&#039;en réchappe.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Toutes les excuses sont bonnes pour contrecarrer mon questionnement et des réponses-clés s&#039;opposent à mes tentatives de comprendre qui se feront de plus en plus rares car, bien sûr, on m&#039;a appris avec amour que j&#039;étais un bébé spirituel et qu&#039;il me faut du temps pour grandir.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Je ne me dis pas que certains de mes coreligionnaires ont plus de 20 ans de &quot;conversion&quot; et se comportent comme si ils n&#039;avaient jamais quitté &quot;le monde&quot;, expression favorite des lieux où on préfère vous enfermer mentalement plutôt que de vous voir prendre le risque de vous souiller au contact des gens de l&#039;extérieur. Lol ! comme dirait un de mes amis qui navigue.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Mon jardin secret est occupé. Je n&#039;ai plus le droit de penser.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Ma conscience lutte, mais je ne le sais pas, pour garder son intégrité et combat un adversaire que je ne n&#039;imagine pas. Mon discernement s&#039;exerce mais mes pensées sont brouillées, ma logique chancelle et je ne sais plus ou j&#039;en suis.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Les forces de l&#039;adversaire ont raison.Il faut me taire et continuer à assimiler la doctrine &quot;qui vient de Dieu&quot; que je n&#039;ai pas le droit de mettre en doute sous peine d&#039;excommunication, ce que je redoute puisque maintenant, je n&#039;ai plus d&#039;amis vu qu&#039;on m&#039;a appris à éviter mes anciennes relations. Ce n&#039;est pas un mal d&#039;ailleurs car ce sont des perdus voués aux flammes de l&#039;enfer.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Je suis donc seul avec moi-même et ce moi-même, je ne sais plus qui il est.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	L&#039;autre est là, régentant l&#039;emploi de mon temps, l&#039;emploi de l&#039;argent, les décisions, les projets, la vie.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Non, je ne suis plus moi-même. L&#039;autre vit en moi et ce n&#039;est pas ce qu&#039;on m&#039;a promis. Sérénité, richesse, plaisir, paix, tranquillité, où êtes vous ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Je me surprends à parler comme mes frères, penser comme mes frères, me laisser asservir comme les autres alors que je désapprouve au fond de moi ce que je fais. Le violeur de conscience me tient et ne me lâchera pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;Je lis dans les magazines qu&#039;il existe des sectes, des endoctrinements, de la programmation, des associations anti-sectes, du sauvetage des victimes, des ateliers de dé-programmation, mais cela ne me concerne pas. Nous, on est dans la vérité. Ces gurus, tous des bandits.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Je continue à accepter l&#039;inacceptable,l&#039;hypocrisie (la mienne), la fausse religion, les faux témoignages, la complicité de duplicité, le meurtre d&#039;Etienne et la crucifixion d&#039;un Jésus innocent.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Je suis pharisien, inapte à l&#039;amour, je regarde mourir spirituellement mes congénères et vais avec eux dans la rue chercher les futures victimes qui seront sacrifiées sur l&#039;autel des statistiques auxquelles nous pensons chaque années, ne serait-ce que pour calculer une projection des futures recettes en direction du banquier qui prêtera à la dénomination la somme nécessaire à l&#039;achat du terrain pour construire une nouvelle &quot;église&quot;.Même si la Bible déconseille les emprunts.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Je suis fatigué de combattre. Je suis usé de toujours avoir à souffrir. je veux partir, je veux m&#039;en aller.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	La délivrance.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	On t&#039;interdit même d&#039;aller ailleurs voir là-bas si j&#039;y suis, dit Jésus. Tu et parti.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Le regard de tes frères, dans la rue, est devenu fuyant et tu es rentré dans la tristesse.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Les belles déclarations d&#039;amour de la semaine dernière, encore, n&#039;existent plus. Tu n&#039;existes plus pour tes frères&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	En t&#039;en allant, tu deviens un paria, &amp;nbsp;presque leur ennemi, et tu comprends maintenant que quelquechose ne tourne pas rond dans l&#039;endroit que tu viens de quitter.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Tu rencontres des gens, tu commences à grandir. La liberté que tu avais perdue remplit tes poumons, et une paix merveilleuse s&#039;empare de toi comme si tu étais libéré d&#039;un poids qui te tenait courbé.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Tu retrouves des forces, et quand ton guru enverra ses disciples pour récupérer ton âme, tu sauras dire &quot;non&quot; et montrer à ces gens que tu sais exister.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Après quelque tentatives de séduction, de chantage, de menaces même, tes ex te laisseront en paix et t&#039;oublieront très vite. Ils t&#039;aimaient parce que tu étais des leurs. Ce n&#039;était pas l&#039;amour qu&#039;ils prêchaient. Tu peux très bien t&#039;en passer.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Puis passent les jours et passent les semaines.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Loin de l&#039;influence du violeur, tu peux maintenant penser, retrouver ton jardin et décider par toi même ce qu&#039;il y a lieu de faire.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Ton Dieu, ton conseiller est prés de toi. Il n&#039;est plus remplacé par ce qui se mettait entre ton Seigneur et toi et tu réalises que la religion ne te rapproche pas du ciel. Elle met au contraire un mur entre ta foi et ton créateur.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;Aujourd&#039;hui tu vois clair et regarde ces frères qui sont restés prisonniers du violeur de conscience.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Pendant bien des années, encore, tu n&#039;as pas osé parler de peur de diffamer. L&#039;influence de cet esprit malin, très malin, t&#039;a poursuivi jusqu&#039;à hier encore.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&lt;br /&gt;
	Mais ce soir, tu as pris ta plume et tu as écrit. Le violeur...garde à toi !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Jack Paloque-Berges&lt;/div&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 18:25:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Une leçon ou une messe ?</title> 
		<link>http://sanseglise.reseauk.info/une-lecon-ou-une-messe.html</link>
		<guid>http://sanseglise.reseauk.info/une-lecon-ou-une-messe.html</guid>
		<description>&lt;p&gt;
	Racontée par Luther lui-même dans son livre De la Messe privée et de l&#039;onction des prêtres, repris dans le livre Luther et le diable.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Il m&#039;arriva une fois de m&#039;éveiller en sursaut vers le milieu de la nuit : Satan était là qui, sans tarder, ouvrit la discussion :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Écoute, me dit-il, Luther, docteur savantissime. Tu sais que, durant quinze années, tu as célébré des Messes privées ; que dirais-tu si ces Messes privées étaient une horrible idolâtrie ? Que dirais-tu si le corps et le sang du Christ n&#039;y avaient pas été présents, et que tu n&#039;eusses adoré, fait adorer aux autres que du pain et du vin ? »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
	Je lui répondis : « J&#039;ai été ordonné prêtre, j&#039;ai reçu l&#039;onction et la consécration des mains de l&#039;Évêque, et j&#039;ai fait tout cela par obéissance aux commandements de mes supérieurs. Pourquoi n&#039;aurais-je pas consacré, puisque j&#039;ai prononcé sérieusement les paroles du Christ, et que j&#039;ai célébré ces Messes avec un grand sérieux ? Tu le sais bien. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tout cela est vrai, me dit-il, mais les Turcs et les Païens, eux aussi, font toutes choses dans leurs temples par obéissance ; ils pratiquent très sérieusement leurs cérémonies. Les prêtres de Jéroboam faisaient aussi toutes choses avec un grand zèle et en toute conscience, contre les vrais prêtres de Jérusalem. Que dirais-tu si ton ordination et ta consécration étaient aussi fausses que les Prêtres des Turcs et des Samaritains sont faux, et leur culte faux et impie ? »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Premièrement, tu dois savoir, continua-t-il, que tu n&#039;avais alors ni connaissance du Christ, ni vraie foi, et qu&#039;en ce qui regarde la foi, tu ne valais pas mieux qu&#039;un Turc. Car le Turc, et même tous les Diables, croient ce qu&#039;on raconte du Christ qu&#039;il est né, qu&#039;il a été crucifié, qu&#039;il est mort, etc. Mais ni le Turc, ni nous autres, esprits réprouvés, nous n&#039;avons de confiance en sa miséricorde, nous ne le reconnaissons pas pour notre Médiateur ou notre Sauveur ; au contraire, nous en avons horreur, comme d&#039;un juge cruel.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Telle était ta foi, tu n&#039;en avais point d&#039;autre, quand tu reçus l&#039;onction de l&#039;Évêque, et tous ceux qui donnaient l&#039;onction, comme ceux qui la recevaient, pensaient ainsi, et non autrement, de Jésus-Christ. C&#039;est pourquoi, vous éloignant du Christ comme d&#039;un juge cruel, vous aviez recours à la Vierge Marie et aux Saints: c&#039;étaient vos Médiateurs entre le Christ et vous. Voilà comme on a ravi sa gloire à Jésus-Christ. C&#039;est ce que ni toi, ni aucun autre Papiste ne pourra nier. Donc vous avez été oints, consacrés et tondus, et vous avez sacrifié à la Messe comme des Païens, et non comme des Chrétiens. Comment donc auriez-vous pu consacrer dans une pareille Messe, ou célébrer vraiment la Messe ? Il n&#039;y avait là personne ayant pouvoir de consacrer, et n&#039;est-ce pas, selon. votre propre doctrine, un vice essentiel ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Secondement, tu as été ordonné Prêtre, et tu as abusé de la Messe contre son institution, contre la pensée et le dessein du Christ qui l&#039;a, instituée. Car le Christ a voulu que le sacrement fût distribué entre les fidèles qui communient, et qu&#039;il fût. donné à l&#039;Église pour être mangé et pour être bu. Le vrai Prêtre, en effet, est établi. ministre de l&#039;Église pour prêcher le Verbe et conférer les Sacrements, comme le portent les paroles du Christ en la Cène et celles de Saint Paul dans sa première aux Corinthiens, chap. II, où il est question de la Cène du Seigneur. De là est venu que les Anciens l&#039;ont appelée Communion, parce que, suivant l&#039;institution du Christ, ce n&#039;est pas le Prêtre seul qui doit user du sacrement, mais tous les autres Chrétiens ses frères avec lui. Et toi, pendant quinze. longues années, tu as toujours, en disant la Messe, gardé le sacrement pour toi seul, tu n’en as rien communiqué aux autres. Bien plus, il t’était interdit de le leur donner tout entier. Quel sacerdoce est-ce donc là ? Quelle Messe et quelle consécration ? Quelle sorte de Prêtre es-tu, qui n’as pas été ordonné pour l’Église, mais pour toi-même ? Voilà, certes, une onction dont le Christ ne sait rien, et qu’il ne reconnaît pas.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Troisièmement, la pensée et le dessein du Christ, ses paroles l’indiquent assez, c’est qu’en faisant usage du sacrement, nous annoncions sa mort. Faites ceci, dit-il, en mémoire de moi, et comme ajoute Paul, jusqu’à ce qu’il vienne. Et toi, diseur de Messes privées, dans toutes tes Messes, tu n’as pas même une seule fois prêché ou confessé le Christ ; tu t’es réservé pour toi seul le sacrement;»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Et les paroles de la Cène, tu les as marmottées pour toi seul, entre tes dents, comme si tu sifflais. Est-ce là l’institution du Christ ?. Sont-ce là les actes qui feront voir en toi le Prêtre du Christ ? Est-ce là se comporter en Prêtre chrétien et pieux ? Est-ce pour cela que tu as été ordonné ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Quatrièmement, il est clair que la pensée, le dessein, l’institution du Christ, c’est que les autres Chrétiens participent au sacrement. Mais toi, tu as reçu l’onction, non pour distribuer le sacrement, mais pour sacrifier, et, contre l’institution du Christ, tu as fait de la Messe un sacrifice. C’est bien d’ailleurs ce que signifie clairement les paroles de l’Ordonnateur, car au moment où, selon le rite traditionnel, il met le calice dans les mains du nouveau Prêtre : Reçois, lui dit-il, la puissance de consacrer et de sacrifier pour les vivants et pour les morts. Quelle perversité, ô malheur ! Quelle infamie dans cette onction et dans cette ordination ! Voilà une viande, voilà un breuvage que le Christ a institués pour toute l’Église, pour tous ceux qui communient avec le Prêtre, et tu en fais, toi, un sacrifice propitiatoire devant Dieu ? O abomination qui passe toute abomination ! »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Cinquièmement, la pensée et le dessein du Christ, nous l’avons dit, est que le sacrement soit distribué à l’Église et aux communiants pour relever et affermir leur foi contre les diverses tentations du péché, du diable, etc., et aussi pour renouveler et prêcher le bienfait du Christ. Mais toi, tu l’as considéré comme une chose toute personnelle, que tu pouvais faire sans les autres ou leur communiquer à ta fantaisie, soit gratuitement, soit pour de l’argent. Je te le demande, que peux-tu nier de tout cela ? Ainsi, c’est là le prêtre que tu as été, sans Christ et sans vrai foi ! un prêtre consacré et ordonné contre la pensée et l’institution du Christ, non afin de conférer le Sacrement aux autres, mais afin de sacrifier pour les vivants et pour les morts ! Non, tu n’as pas été ordonné pour être ministre de l’Église. De plus, n’ayant jamais distribué le sacrement aux autres, tu n’as pas prêché le Christ dans ta Messe, et tu n’as rien fait, en somme, de ce que le Christ a institué. Eh bien ! ne vois-tu pas que tu as été oint et ordonné contre le Christ, contre son institution, pour faire tout ce qui est contre lui ? Or, si tu as été oint et ordonné par l’évêque contre le Christ, n’est-il pas évident que ton onction est douteuse et ton ordination impie, fausse et anti-chrétienne ? Je soutiens donc que tu n’as pas consacré dans ta Messe, mais que tu as simplement offert, adoré et fait adorer aux autres du pain et du vin»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tu vois à présent que dans ta Messe il manque tout d’abord une personne qui ait pouvoir de consacrer, c’est-à-dire un homme chrétien. En second lieu, qu’il y manque une personne pour qui l’on consacre et à qui l’on doive conférer le sacrement, c’est-à-dire l’Église, le reste des fidèles et le peuple. Mais toi impie, toi ignorant du Christ, tu es là debout, seul, et tu t’imagines que c’est pour toi que le Christ a institué le sacrement et qu’il te suffit de dire un mot dans ta Messe pour fabriquer incontinent le corps et le sang du Seigneur ; quand, au lieu d’être un membre du Christ, tu es son ennemi. Troisièmement, il manque ici l’esprit, l’intention, le fruit et l’usage du sacrement, toutes choses en vue desquelles le Christ l’a institué. Car le Christ a institué le sacrement au profit de l’Église pour être mangé et pour être bu, pour fortifier la foi des fidèles, pour prêcher et pour exalter dans la Messe le bienfait du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Maintenant dans ta Messe à toi, personne, dans le reste de l’Église, n’en connaît rien ; tu n’en dis rien, tu n’en donnes rien à personne ; seul dans ton coin, silencieux et muet, tu manges tout seul, tu bois tout seul ; ignorant de la parole du Christ, incrédule, indigne, tu ne fais communier personne avec toi, et suivant l’usage qui vous fut cher, tu vends cela pour de l’argent comme de bon ouvrage.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Si donc tu n’es pas la personne qui puisse et doive consacrer ; si pareillement il n’y a personne à ta Messe pour recevoir le sacrement ; si encore tu bouleverses, détruis ou dénatures complètement l’institution du Christ, si en un mot tu as été oint pour faire tout cela contre le Christ et l’institution du Christ, qu’est-ce alors que ton onction, ta Messe et ta consécration, sinon blasphème et tentation de Dieu ? D’où il suit que tu n’es pas véritablement prêtre, ni le pain véritablement le corps du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Je ferai une comparaison : supposons qu’on administre le baptême là où il n’y a personne à baptiser ; qu’un évêque, par exemple (selon la coutume ridicule qui a eu cours chez les Papistes), s’avise de baptiser une cloche et une sonnette, c’est-à-dire une chose qui ne peut ni ne doit être baptisée : dis-moi, je te prie, serait-ce là un véritable baptême ? Ici tu es bien forcé de convenir que non. Car qui pourrait baptiser ce qui n’existe point, ou ce qui n’est point personne apte à être baptisée ? Quelle sorte de baptême serait-ce là, si, en versant de l’eau je prononçais en l’air ces paroles : Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ? Qui donc, dans ce cas, recevrait la rémission de ses péchés, ou le Saint-Esprit ? L’air ou la cloche ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Il n’y a point là de baptême, c’est palpable, encore que les paroles du baptême soient prononcées, ou que l’eau soit répandue, car il manque une personne qui puisse recevoir le baptême. Eh bien, que dirais-tu si dans ta messe il en était de même, si tu prononçais des paroles, croyant recevoir le sacrement, et que toutefois tu ne reçusses que du pain et du vin ? Car la personne qui doit recevoir, l’Église, est absente ici ; et toi impie, toi incrédule, tu n’es pas plus capable de recevoir le sacrement que la cloche de recevoir le baptême ; enfin tu n’es rien du tout quant au sacrement.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tu diras peut-être : c’est vrai, je ne confère pas le sacrement aux autres membres de l’Église, mais je le prends moi-même, je me le confère à moi-même. Et il y en a plusieurs parmi les autres qui, tout incrédules qu’ils sont, reçoivent le sacrement de baptême ; et cependant c’est un vrai baptême, un vrai sacrement qu’ils reçoivent. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Pourquoi alors, n’y aurait-il dans ma Messe un vrai sacrement ? Mais ce n’est pas la même chose : dans le baptême en effet (même lorsqu’il est conféré dans un cas pressant), il y a au moins deux personnes, celle qui baptise et celle qui doit être baptisée, et souvent aussi plusieurs autres membres de l’Église. Et la fonction de celle qui baptise est telle, qu’elle communique quelque chose aux autres personnes de l’Église, au lieu de prendre pour elle seule, au détriment des autres, comme tu le fais, toi, dans ta Messe. Enfin tous les accessoires de l’œuvre principale sont ici l’ordre et la règle de l’institution du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« En second lieu, pourquoi n’enseignez-vous pas qu’on peut se baptiser soi-même ? Pourquoi condamnez-vous un baptême de cette espèce ? Pourquoi rejetez-vous la confirmation que, d’après vos rites, on se donnerait à soi-même ? Pourquoi la consécration ne vaudrait-elle rien, si quelqu’un se consacrait prêtre lui-même ? Pourquoi n’y aurait-il point d’absolution, si on s’absolvait soi-même ? Pourquoi point d’onction, si un malade à l’extrémité se la donnait à lui-même, selon les formes usitées chez vous ? Pourquoi point de mariage si quelqu’un s’épousait lui-même, ou voulait forcer une fille et prétendre que ce serait là un mariage, même malgré la fille ? Car voilà bien ; avec l’Eucharistie, vos sept sacrements. Or, si personne ne peut faire aucun de vos sacrements ni en user pour soi-même, comment expliques-tu que tu veuilles faire pour toi seul ce sacrement suprême, l’Eucharistie ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Il est vrai sans doute que le Christ s’est pris lui-même dans le Sacrement, et que tout Ministre quelconque, en le conférant aux autres, le prend aussi pour lui. Mais il ne le consacre pas pour lui seul : il le prend de communauté avec les assistants et avec l’Église, et tout se passe conformément au Verbe de Dieu, selon l’ordre et le commandement du Christ. Quand je parle ici de consécration, c’est pour demander si un prêtre peut consacrer et réaliser le sacrement pour lui seul ; car je sais fort bien qu’une fois la consécration faite, il peut en user comme les autres : c’est une communion, et la table du Seigneur est ouverte à tous. De même, quand j’ai demandé si l’on pouvait se donner l’onction et s’appeler soi-même, je savais de reste qu’une fois oint et appelé, on pouvait ensuite user de sa vocation. De même encore, en parlant de quelqu’un qui violerait une fille, j’ai demandé s’il suffirait au mécréant d’appeler mariage cette conjonction ; mais je sais fort bien que si la fille consent d’abord au mariage, la conjonction qui s’ensuit est un mariage. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Dans cette angoisse, dans ce débat contre le Diable, je voulais repousser l’ennemi avec les armes qui m’étaient familières sous la Papauté ; je lui objectais l’intention et la foi de l’Église, foi et intention auxquelles je m’étais conformé en célébrant des Messes privées. A supposer, disais-je, que je me sois trompé dans ma foi et dans ma pensée, encore est-il certain que la foi de l’Église et la pensée de l’Église ont été en cela ce qu’elles devaient être. Mais Satan, avec plus de force et de véhémence :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Ah çà, me dit-il, fais-moi donc voir où il est écrit qu’un impie, un incrédule, puisse officier à l’autel du Christ, et consacrer, réaliser le sacrement dans la foi de l’Église ? Où est-ce que Dieu a prescrit ou ordonné cela ? Comment prouveras-tu que l’Église te communique son intention pour dire ta Messe privée ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Et si maintenant, si tu ne possèdes pas le Verbe de Dieu, si ta science vient des hommes et non du Verbe, alors ta doctrine entière n’est que mensonge. Quelle impudence est la vôtre ! vous faites tout cela dans les ténèbres, vous abusez du nom de l’Église ; et puis vous voulez défendre toutes ces abominations en prétextant de l’intention de l’Église : l’Église ne croit rien, ne pense rien en dehors du Verbe et de l’institution du Christ, à plus forte raison contre son esprit et son institution ; c’est ce que j’ai déjà dit, et Paul l’a dit avant moi dans sa première épître aux Corinthiens, au chapitre II, touchant l’Église et l’assemblée des fidèles : Nous possédons l’esprit du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Or, de qui apprendras-tu que telle ou telle chose est selon l’esprit et l’intention du Christ et de l’Église, sinon du Verbe du Christ (ex Verbo Christi), de la doctrine et de la confession de l’Église ? Comment sais-tu que, selon l’intention et l’esprit de l’Église, l’homicide, l’adultère, l’incrédulité sont des péchés damnables, comment sais-tu cela, et autre chose du même genre, sinon par le Verbe de Dieu ?»&lt;br /&gt;
	« Si maintenant, pour connaître l’intention de l’Église à l’égard des bonnes et des mauvaises actions, il faut s’en rapporter au Verbe et au commandement de Dieu, combien plus grande la nécessité de demander au Verbe de Dieu ce qu’elle pense de la doctrine ! Pourquoi donc dans ta Messe privée, ô blasphémateur ! contreviens-tu aux ordres et aux paroles précises du Christ ? Pourquoi cherches-tu ensuite à couvrir ton mensonge, ton impiété, du nom et de l’intention de l’Église ? Et c’est de ces misérables couleurs que tu pares tes fictions, comme si l’intention de l’Église pouvait être contraire aux paroles précises et à l’intention du Christ ? D’où te vient cette prodigieuse audace, de profaner le nom de l’Église par un mensonge si impudent ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Bref, tu es diseur de Messes, et tu n’as été consacré tel par l’Évêque que pour agir dans la Messe privée contre les paroles précises et l’institution du Christ, contre l’esprit, la foi et la confession de l’Église : donc ton onction est tout ce qu’il y a de plus profane ; elle n’a rien de saint ni de sacré. En outre, elle est plus vaine, plus inutile, et tout aussi ridicule que le serait le baptême d’une pierre, d’une cloche, etc. Et pour finir, ajouta Satan, il est donc prouvé que tu n’as pas consacré, mais que tu as seulement offert du pain et du vin, comme les Païens ; et que, par un trafic infâme, insultant pour la divinité, tu as vendu ton oeuvre aux Chrétiens, servant ainsi ni Dieu, ni le Christ, mais ton ventre. Quelle est donc cette abomination, inouïe au ciel et sur la terre ? »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Tel est à peu près le résumé de cette discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Source: Béthel&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 17:50:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
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