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	<title>Disciples du Christ - Tag abomination</title>
	<link>http://sanseglise.reseauk.info/tag/abomination</link>
	<language>fr</language>
	<description>Tu est l&#039;Eglise !</description>
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		<title>Le coeur de Dieu</title> 
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		<description>&lt;p&gt;
	Il n’est jamais facile d’écrire à quelqu’un qu’on ne connaît pas.&lt;br /&gt;
	J’aurais pu venir taper à votre porte, mais ce n’est ni facile ni poli, car vous n’avez peut-être pas envie d’entendre ce que j’ai à vous dire. Le recevoir ainsi vous permet de le lire jusqu’au bout ou non et de le méditer selon l’accueil que vous aurez porté à cette lettre qui nous concerne tous. En outre, j’ai la conscience tranquille. Il fallait que je vous dise cela.&lt;/p&gt;&lt;div&gt;
	Bonjour,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Il n’est jamais facile d’écrire à quelqu’un qu’on ne connaît pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	J’aurais pu venir taper à votre porte, mais ce n’est ni facile ni poli, car vous n’avez peut-être pas envie d’entendre ce que j’ai à vous dire. Le recevoir ainsi vous permet de le lire jusqu’au bout ou non et de le méditer selon l’accueil que vous aurez porté à cette lettre qui nous concerne tous. En outre, j’ai la conscience tranquille. Il fallait que je vous dise cela.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Il n’est jamais facile non plus de dire à quelqu’un qu’il est mort. Le but de cette lettre est de vous faire poser la question si c’est le cas pour vous.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Bien sûr, vous n’êtes pas mort maintenant ; Dans ce cas, nous ne pourriez pas me lire, mais, savez-vous que votre vie ne cesse pas le jour où on vous descend au fond du trou et votre chair bien vivante sera dégustée par des vers ou brûlée dans un crématorium (ce qui préfigure assez bien les flammes de l’enfer) ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	La vie éternelle. Le grand mot est lâché. Mais où allez-vous donc la passer ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Il faut savoir que malgré ce que disent les incrédules (incrédulité=refus de croire), Dieu existe avec tout ce qui va avec.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Rassurez-vous, je ne vais pas parler de religions ou essayer de vous entraîner dans la mienne. Les religions et sectes que l’on trouve sur le marché ont déjà fait assez de dégâts comme cela. Ce n’est pas une religion qui sauve. Cela se saurait.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Au contraire, un groupement religieux vous embarque dans sa doctrine et fait de la parole de Dieu ce qu’il veut et l’utilise au mieux de ses intérêts. Non, je veux vous parler de Dieu lui-même. Le créateur de toutes choses qui, tel un Père qui nous aime veut nous voir réconcilié avec Lui afin qu’au moment du « grand saut » Il puisse vous accueillir dans son éternité. Il nous a conçu pour cela.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Si il a envoyé émissaires, ses prophètes, son fils, ses anges quelquefois, ce n’est certainement pas pour rien. Il nous aime et veut nous voir revenir à Lui en renonçant au péché tapis à notre porte qui domine sur nous à la moindre occasion. Nous le laissons faire.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Mais si notre âme est souillée, pourrons nous entrer au Paradis ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Ce ne sont pas nos prières égoïstes, &amp;nbsp;nos salamalecs et nos offrandes impures qui vont faire pencher au moment venu en notre faveur le cœur de Dieu, et ne croyons pas nous en tirer avec quelques postures de yoga ou quelques années de purgatoire. Le purgatoire n’existe pas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Non, dans le Royaume, » il n’entrera rien de souillé ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge, mais seuls ceux qui sont inscrit dans le livre de vie de l’agneau ». (Apocalypse 21 :27)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Tu peux encore dire que tu ne crois pas en Dieu et que tout cela n’est que faribole. En es-tu bien sûr ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Il y a si longtemps qu’on en parle !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Depuis que le monde existe, cette idée de l’amour de Dieu, combattue par les assassins et tueurs de tous les temps, ne s’est jamais démentie, et ceux qui ont abandonné leurs péchés pour suivre le seul qui en est digne ont vu leur vie changée sans attendre la mort (physique).&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Ils ont l’assurance de leur salut et savent que leur place est réservée auprès du père.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Ne va pas vers une religion ou une secte pour chercher le salut. Demande-le à Dieu seul.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Un homme ou une institution peut te tromper ou s’être trompé. Dieu, Lui, ne te trompera jamais. Une religion peut être fausse. Dieu, Lui, est vrai.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&lt;em&gt;« Après avoir entendu cela, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Frères, que ferons nous ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	&lt;em&gt;Pierre leur dit : Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit. »&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
	Actes 2 :38&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 17:51:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Une leçon ou une messe ?</title> 
		<link>http://sanseglise.reseauk.info/une-lecon-ou-une-messe.html</link>
		<guid>http://sanseglise.reseauk.info/une-lecon-ou-une-messe.html</guid>
		<description>&lt;p&gt;
	Racontée par Luther lui-même dans son livre De la Messe privée et de l&#039;onction des prêtres, repris dans le livre Luther et le diable.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Il m&#039;arriva une fois de m&#039;éveiller en sursaut vers le milieu de la nuit : Satan était là qui, sans tarder, ouvrit la discussion :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Écoute, me dit-il, Luther, docteur savantissime. Tu sais que, durant quinze années, tu as célébré des Messes privées ; que dirais-tu si ces Messes privées étaient une horrible idolâtrie ? Que dirais-tu si le corps et le sang du Christ n&#039;y avaient pas été présents, et que tu n&#039;eusses adoré, fait adorer aux autres que du pain et du vin ? »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
	Je lui répondis : « J&#039;ai été ordonné prêtre, j&#039;ai reçu l&#039;onction et la consécration des mains de l&#039;Évêque, et j&#039;ai fait tout cela par obéissance aux commandements de mes supérieurs. Pourquoi n&#039;aurais-je pas consacré, puisque j&#039;ai prononcé sérieusement les paroles du Christ, et que j&#039;ai célébré ces Messes avec un grand sérieux ? Tu le sais bien. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tout cela est vrai, me dit-il, mais les Turcs et les Païens, eux aussi, font toutes choses dans leurs temples par obéissance ; ils pratiquent très sérieusement leurs cérémonies. Les prêtres de Jéroboam faisaient aussi toutes choses avec un grand zèle et en toute conscience, contre les vrais prêtres de Jérusalem. Que dirais-tu si ton ordination et ta consécration étaient aussi fausses que les Prêtres des Turcs et des Samaritains sont faux, et leur culte faux et impie ? »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Premièrement, tu dois savoir, continua-t-il, que tu n&#039;avais alors ni connaissance du Christ, ni vraie foi, et qu&#039;en ce qui regarde la foi, tu ne valais pas mieux qu&#039;un Turc. Car le Turc, et même tous les Diables, croient ce qu&#039;on raconte du Christ qu&#039;il est né, qu&#039;il a été crucifié, qu&#039;il est mort, etc. Mais ni le Turc, ni nous autres, esprits réprouvés, nous n&#039;avons de confiance en sa miséricorde, nous ne le reconnaissons pas pour notre Médiateur ou notre Sauveur ; au contraire, nous en avons horreur, comme d&#039;un juge cruel.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Telle était ta foi, tu n&#039;en avais point d&#039;autre, quand tu reçus l&#039;onction de l&#039;Évêque, et tous ceux qui donnaient l&#039;onction, comme ceux qui la recevaient, pensaient ainsi, et non autrement, de Jésus-Christ. C&#039;est pourquoi, vous éloignant du Christ comme d&#039;un juge cruel, vous aviez recours à la Vierge Marie et aux Saints: c&#039;étaient vos Médiateurs entre le Christ et vous. Voilà comme on a ravi sa gloire à Jésus-Christ. C&#039;est ce que ni toi, ni aucun autre Papiste ne pourra nier. Donc vous avez été oints, consacrés et tondus, et vous avez sacrifié à la Messe comme des Païens, et non comme des Chrétiens. Comment donc auriez-vous pu consacrer dans une pareille Messe, ou célébrer vraiment la Messe ? Il n&#039;y avait là personne ayant pouvoir de consacrer, et n&#039;est-ce pas, selon. votre propre doctrine, un vice essentiel ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Secondement, tu as été ordonné Prêtre, et tu as abusé de la Messe contre son institution, contre la pensée et le dessein du Christ qui l&#039;a, instituée. Car le Christ a voulu que le sacrement fût distribué entre les fidèles qui communient, et qu&#039;il fût. donné à l&#039;Église pour être mangé et pour être bu. Le vrai Prêtre, en effet, est établi. ministre de l&#039;Église pour prêcher le Verbe et conférer les Sacrements, comme le portent les paroles du Christ en la Cène et celles de Saint Paul dans sa première aux Corinthiens, chap. II, où il est question de la Cène du Seigneur. De là est venu que les Anciens l&#039;ont appelée Communion, parce que, suivant l&#039;institution du Christ, ce n&#039;est pas le Prêtre seul qui doit user du sacrement, mais tous les autres Chrétiens ses frères avec lui. Et toi, pendant quinze. longues années, tu as toujours, en disant la Messe, gardé le sacrement pour toi seul, tu n’en as rien communiqué aux autres. Bien plus, il t’était interdit de le leur donner tout entier. Quel sacerdoce est-ce donc là ? Quelle Messe et quelle consécration ? Quelle sorte de Prêtre es-tu, qui n’as pas été ordonné pour l’Église, mais pour toi-même ? Voilà, certes, une onction dont le Christ ne sait rien, et qu’il ne reconnaît pas.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Troisièmement, la pensée et le dessein du Christ, ses paroles l’indiquent assez, c’est qu’en faisant usage du sacrement, nous annoncions sa mort. Faites ceci, dit-il, en mémoire de moi, et comme ajoute Paul, jusqu’à ce qu’il vienne. Et toi, diseur de Messes privées, dans toutes tes Messes, tu n’as pas même une seule fois prêché ou confessé le Christ ; tu t’es réservé pour toi seul le sacrement;»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Et les paroles de la Cène, tu les as marmottées pour toi seul, entre tes dents, comme si tu sifflais. Est-ce là l’institution du Christ ?. Sont-ce là les actes qui feront voir en toi le Prêtre du Christ ? Est-ce là se comporter en Prêtre chrétien et pieux ? Est-ce pour cela que tu as été ordonné ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Quatrièmement, il est clair que la pensée, le dessein, l’institution du Christ, c’est que les autres Chrétiens participent au sacrement. Mais toi, tu as reçu l’onction, non pour distribuer le sacrement, mais pour sacrifier, et, contre l’institution du Christ, tu as fait de la Messe un sacrifice. C’est bien d’ailleurs ce que signifie clairement les paroles de l’Ordonnateur, car au moment où, selon le rite traditionnel, il met le calice dans les mains du nouveau Prêtre : Reçois, lui dit-il, la puissance de consacrer et de sacrifier pour les vivants et pour les morts. Quelle perversité, ô malheur ! Quelle infamie dans cette onction et dans cette ordination ! Voilà une viande, voilà un breuvage que le Christ a institués pour toute l’Église, pour tous ceux qui communient avec le Prêtre, et tu en fais, toi, un sacrifice propitiatoire devant Dieu ? O abomination qui passe toute abomination ! »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Cinquièmement, la pensée et le dessein du Christ, nous l’avons dit, est que le sacrement soit distribué à l’Église et aux communiants pour relever et affermir leur foi contre les diverses tentations du péché, du diable, etc., et aussi pour renouveler et prêcher le bienfait du Christ. Mais toi, tu l’as considéré comme une chose toute personnelle, que tu pouvais faire sans les autres ou leur communiquer à ta fantaisie, soit gratuitement, soit pour de l’argent. Je te le demande, que peux-tu nier de tout cela ? Ainsi, c’est là le prêtre que tu as été, sans Christ et sans vrai foi ! un prêtre consacré et ordonné contre la pensée et l’institution du Christ, non afin de conférer le Sacrement aux autres, mais afin de sacrifier pour les vivants et pour les morts ! Non, tu n’as pas été ordonné pour être ministre de l’Église. De plus, n’ayant jamais distribué le sacrement aux autres, tu n’as pas prêché le Christ dans ta Messe, et tu n’as rien fait, en somme, de ce que le Christ a institué. Eh bien ! ne vois-tu pas que tu as été oint et ordonné contre le Christ, contre son institution, pour faire tout ce qui est contre lui ? Or, si tu as été oint et ordonné par l’évêque contre le Christ, n’est-il pas évident que ton onction est douteuse et ton ordination impie, fausse et anti-chrétienne ? Je soutiens donc que tu n’as pas consacré dans ta Messe, mais que tu as simplement offert, adoré et fait adorer aux autres du pain et du vin»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tu vois à présent que dans ta Messe il manque tout d’abord une personne qui ait pouvoir de consacrer, c’est-à-dire un homme chrétien. En second lieu, qu’il y manque une personne pour qui l’on consacre et à qui l’on doive conférer le sacrement, c’est-à-dire l’Église, le reste des fidèles et le peuple. Mais toi impie, toi ignorant du Christ, tu es là debout, seul, et tu t’imagines que c’est pour toi que le Christ a institué le sacrement et qu’il te suffit de dire un mot dans ta Messe pour fabriquer incontinent le corps et le sang du Seigneur ; quand, au lieu d’être un membre du Christ, tu es son ennemi. Troisièmement, il manque ici l’esprit, l’intention, le fruit et l’usage du sacrement, toutes choses en vue desquelles le Christ l’a institué. Car le Christ a institué le sacrement au profit de l’Église pour être mangé et pour être bu, pour fortifier la foi des fidèles, pour prêcher et pour exalter dans la Messe le bienfait du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Maintenant dans ta Messe à toi, personne, dans le reste de l’Église, n’en connaît rien ; tu n’en dis rien, tu n’en donnes rien à personne ; seul dans ton coin, silencieux et muet, tu manges tout seul, tu bois tout seul ; ignorant de la parole du Christ, incrédule, indigne, tu ne fais communier personne avec toi, et suivant l’usage qui vous fut cher, tu vends cela pour de l’argent comme de bon ouvrage.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Si donc tu n’es pas la personne qui puisse et doive consacrer ; si pareillement il n’y a personne à ta Messe pour recevoir le sacrement ; si encore tu bouleverses, détruis ou dénatures complètement l’institution du Christ, si en un mot tu as été oint pour faire tout cela contre le Christ et l’institution du Christ, qu’est-ce alors que ton onction, ta Messe et ta consécration, sinon blasphème et tentation de Dieu ? D’où il suit que tu n’es pas véritablement prêtre, ni le pain véritablement le corps du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Je ferai une comparaison : supposons qu’on administre le baptême là où il n’y a personne à baptiser ; qu’un évêque, par exemple (selon la coutume ridicule qui a eu cours chez les Papistes), s’avise de baptiser une cloche et une sonnette, c’est-à-dire une chose qui ne peut ni ne doit être baptisée : dis-moi, je te prie, serait-ce là un véritable baptême ? Ici tu es bien forcé de convenir que non. Car qui pourrait baptiser ce qui n’existe point, ou ce qui n’est point personne apte à être baptisée ? Quelle sorte de baptême serait-ce là, si, en versant de l’eau je prononçais en l’air ces paroles : Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ? Qui donc, dans ce cas, recevrait la rémission de ses péchés, ou le Saint-Esprit ? L’air ou la cloche ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Il n’y a point là de baptême, c’est palpable, encore que les paroles du baptême soient prononcées, ou que l’eau soit répandue, car il manque une personne qui puisse recevoir le baptême. Eh bien, que dirais-tu si dans ta messe il en était de même, si tu prononçais des paroles, croyant recevoir le sacrement, et que toutefois tu ne reçusses que du pain et du vin ? Car la personne qui doit recevoir, l’Église, est absente ici ; et toi impie, toi incrédule, tu n’es pas plus capable de recevoir le sacrement que la cloche de recevoir le baptême ; enfin tu n’es rien du tout quant au sacrement.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Tu diras peut-être : c’est vrai, je ne confère pas le sacrement aux autres membres de l’Église, mais je le prends moi-même, je me le confère à moi-même. Et il y en a plusieurs parmi les autres qui, tout incrédules qu’ils sont, reçoivent le sacrement de baptême ; et cependant c’est un vrai baptême, un vrai sacrement qu’ils reçoivent. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Pourquoi alors, n’y aurait-il dans ma Messe un vrai sacrement ? Mais ce n’est pas la même chose : dans le baptême en effet (même lorsqu’il est conféré dans un cas pressant), il y a au moins deux personnes, celle qui baptise et celle qui doit être baptisée, et souvent aussi plusieurs autres membres de l’Église. Et la fonction de celle qui baptise est telle, qu’elle communique quelque chose aux autres personnes de l’Église, au lieu de prendre pour elle seule, au détriment des autres, comme tu le fais, toi, dans ta Messe. Enfin tous les accessoires de l’œuvre principale sont ici l’ordre et la règle de l’institution du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« En second lieu, pourquoi n’enseignez-vous pas qu’on peut se baptiser soi-même ? Pourquoi condamnez-vous un baptême de cette espèce ? Pourquoi rejetez-vous la confirmation que, d’après vos rites, on se donnerait à soi-même ? Pourquoi la consécration ne vaudrait-elle rien, si quelqu’un se consacrait prêtre lui-même ? Pourquoi n’y aurait-il point d’absolution, si on s’absolvait soi-même ? Pourquoi point d’onction, si un malade à l’extrémité se la donnait à lui-même, selon les formes usitées chez vous ? Pourquoi point de mariage si quelqu’un s’épousait lui-même, ou voulait forcer une fille et prétendre que ce serait là un mariage, même malgré la fille ? Car voilà bien ; avec l’Eucharistie, vos sept sacrements. Or, si personne ne peut faire aucun de vos sacrements ni en user pour soi-même, comment expliques-tu que tu veuilles faire pour toi seul ce sacrement suprême, l’Eucharistie ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Il est vrai sans doute que le Christ s’est pris lui-même dans le Sacrement, et que tout Ministre quelconque, en le conférant aux autres, le prend aussi pour lui. Mais il ne le consacre pas pour lui seul : il le prend de communauté avec les assistants et avec l’Église, et tout se passe conformément au Verbe de Dieu, selon l’ordre et le commandement du Christ. Quand je parle ici de consécration, c’est pour demander si un prêtre peut consacrer et réaliser le sacrement pour lui seul ; car je sais fort bien qu’une fois la consécration faite, il peut en user comme les autres : c’est une communion, et la table du Seigneur est ouverte à tous. De même, quand j’ai demandé si l’on pouvait se donner l’onction et s’appeler soi-même, je savais de reste qu’une fois oint et appelé, on pouvait ensuite user de sa vocation. De même encore, en parlant de quelqu’un qui violerait une fille, j’ai demandé s’il suffirait au mécréant d’appeler mariage cette conjonction ; mais je sais fort bien que si la fille consent d’abord au mariage, la conjonction qui s’ensuit est un mariage. »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Dans cette angoisse, dans ce débat contre le Diable, je voulais repousser l’ennemi avec les armes qui m’étaient familières sous la Papauté ; je lui objectais l’intention et la foi de l’Église, foi et intention auxquelles je m’étais conformé en célébrant des Messes privées. A supposer, disais-je, que je me sois trompé dans ma foi et dans ma pensée, encore est-il certain que la foi de l’Église et la pensée de l’Église ont été en cela ce qu’elles devaient être. Mais Satan, avec plus de force et de véhémence :&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Ah çà, me dit-il, fais-moi donc voir où il est écrit qu’un impie, un incrédule, puisse officier à l’autel du Christ, et consacrer, réaliser le sacrement dans la foi de l’Église ? Où est-ce que Dieu a prescrit ou ordonné cela ? Comment prouveras-tu que l’Église te communique son intention pour dire ta Messe privée ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Et si maintenant, si tu ne possèdes pas le Verbe de Dieu, si ta science vient des hommes et non du Verbe, alors ta doctrine entière n’est que mensonge. Quelle impudence est la vôtre ! vous faites tout cela dans les ténèbres, vous abusez du nom de l’Église ; et puis vous voulez défendre toutes ces abominations en prétextant de l’intention de l’Église : l’Église ne croit rien, ne pense rien en dehors du Verbe et de l’institution du Christ, à plus forte raison contre son esprit et son institution ; c’est ce que j’ai déjà dit, et Paul l’a dit avant moi dans sa première épître aux Corinthiens, au chapitre II, touchant l’Église et l’assemblée des fidèles : Nous possédons l’esprit du Christ.»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Or, de qui apprendras-tu que telle ou telle chose est selon l’esprit et l’intention du Christ et de l’Église, sinon du Verbe du Christ (ex Verbo Christi), de la doctrine et de la confession de l’Église ? Comment sais-tu que, selon l’intention et l’esprit de l’Église, l’homicide, l’adultère, l’incrédulité sont des péchés damnables, comment sais-tu cela, et autre chose du même genre, sinon par le Verbe de Dieu ?»&lt;br /&gt;
	« Si maintenant, pour connaître l’intention de l’Église à l’égard des bonnes et des mauvaises actions, il faut s’en rapporter au Verbe et au commandement de Dieu, combien plus grande la nécessité de demander au Verbe de Dieu ce qu’elle pense de la doctrine ! Pourquoi donc dans ta Messe privée, ô blasphémateur ! contreviens-tu aux ordres et aux paroles précises du Christ ? Pourquoi cherches-tu ensuite à couvrir ton mensonge, ton impiété, du nom et de l’intention de l’Église ? Et c’est de ces misérables couleurs que tu pares tes fictions, comme si l’intention de l’Église pouvait être contraire aux paroles précises et à l’intention du Christ ? D’où te vient cette prodigieuse audace, de profaner le nom de l’Église par un mensonge si impudent ?»&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	« Bref, tu es diseur de Messes, et tu n’as été consacré tel par l’Évêque que pour agir dans la Messe privée contre les paroles précises et l’institution du Christ, contre l’esprit, la foi et la confession de l’Église : donc ton onction est tout ce qu’il y a de plus profane ; elle n’a rien de saint ni de sacré. En outre, elle est plus vaine, plus inutile, et tout aussi ridicule que le serait le baptême d’une pierre, d’une cloche, etc. Et pour finir, ajouta Satan, il est donc prouvé que tu n’as pas consacré, mais que tu as seulement offert du pain et du vin, comme les Païens ; et que, par un trafic infâme, insultant pour la divinité, tu as vendu ton oeuvre aux Chrétiens, servant ainsi ni Dieu, ni le Christ, mais ton ventre. Quelle est donc cette abomination, inouïe au ciel et sur la terre ? »&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Tel est à peu près le résumé de cette discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Source: Béthel&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 17:50:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
	</item>
	<item>
		<title>Où allez-vous à l’Église ?</title> 
		<link>http://sanseglise.reseauk.info/ou-allez-vous-a-leglise.html</link>
		<guid>http://sanseglise.reseauk.info/ou-allez-vous-a-leglise.html</guid>
		<description>&lt;p&gt;
	Vous a t’on déjà demandé &quot;Où allez-vous à l’Église&quot; ?Une telle question est commune surtout parmi les chrétiens. Cependant la question elle même touche une note significative dans le plan de Dieu.&lt;br /&gt;
	Considérez le scénario suivant:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
	Vous a t’on déjà demandé &quot;Où allez-vous à l’Église&amp;nbsp;&quot;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Une telle question est commune surtout parmi les chrétiens. Cependant la question elle même touche une note significative dans le plan de Dieu.&lt;br /&gt;
	Considérez le scénario suivant:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Supposez qu&#039;un nouvel employé arrive à votre lieu de travail. Vous apprenez, en parlant avec lui, qu&#039;il est Chrétien. Lorsque vous lui demandez de quelle église il fait partie, il répond en disant &quot; Je vais à une église qui se réunit dans une maison &quot;. Quelles sont les pensées qui vous passent par la tête? Pensez-vous, &quot;Hé! c&#039;est pas mal bizarre -- ce gars doit être un rejet religieux ou une sorte de paria émotionnel&quot; Ou &quot; Il fait peut-être partie d&#039;une secte ou d&#039;un groupe marginal bizarroïde&quot;. Ou &quot; Il doit y avoir quelque chose qui cloche avec ce gars là--sinon, pourquoi ne va t&#039;il pas à une église régulière ?&quot; Ou &quot; Ce gars là doit être certainement une sorte de rebelle; il est probablement incapable de se soumettre sinon il irait à une église normale--tu sais, le genre qui se réunit dans un building.&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Malheureusement, ce sont là les pensées qui passent par la tête de plusieurs chrétiens de nos jours à toutes les fois que l&#039;idée d&#039;une &quot; réunion d&#039;église maison &quot; leur est présentée. Mais voici le point qui est intéressant, là où le nouvel employé se réunit pour aller à l’Église est identique à l&#039;endroit où tous les chrétiens mentionnés dans le Nouveau Testament! En effet, l’Église locale se réunissait dans les maisons de ses membres pendant la période couvrant les trois cents premières années de l’Église.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Robert Banks, érudit du NT fait l&#039;observation suivante,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Que nous soyons entrain de considérer les réunions plus petites de quelques chrétiens dans une ville ou une grande réunion impliquant toute la population chrétienne, c&#039;est dans la maison d&#039;un de ses membres que l&#039;&#039;ekklesia a lieu--par exemple dans la &quot;chambre haute&quot;. Il n&#039;y a aucune trace de preuve de buildings spéciaux avant le troisième siècle qui aurait été construit dans le but de tenir des réunions chrétiennes (l&#039;idée que Paul se faisait de la communauté).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	L&#039;endroit commun de rencontre pour les premiers chrétiens n&#039;était rien d&#039;autre que la maison. Tout autre chose aurait été l&#039;exception et assurément aurait été vue comme étant hors de l&#039;ordinaire. Notez le passage suivant:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ils ...(les croyants) rompaient le pain dans les maisons, ...&lt;br /&gt;
	Actes 2.46&lt;br /&gt;
	Saul, de son côté, ravageait L&#039;ÉGLISE; pénétrant dans les MAISONS, il en arrachait hommes et femmes, et les faisait jeter en prison. Actes 8.3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Vous savez que je n&#039;ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n&#039;ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les MAISONS, Actes 20.20&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d&#039;oeuvre en Jésus-Christ, ...5 Saluez aussi L&#039;ÉGLISE qui est dans leur MAISON.... Romains 16.3,5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Les Églises d&#039;Asie vous saluent. Aquilas et Priscille, avec L&#039;ÉGLISE qui est dans leur MAISON, vous saluent beaucoup dans le Seigneur 1 Cor. 16:19&lt;br /&gt;
	...à la soeur Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à L&#039;ÉGLISE qui est dans ta MAISON: Philémon 1.2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Si quelqu&#039;un vient à vous et n&#039;apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas: Salut!&lt;br /&gt;
	2 Jean 10&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Les passages de la bible ci dessus démontrent amplement que l’Église primitive se rencontrait selon la coutume dans les maisons de ses membres qui pratiquaient l&#039;hospitalité.(voyez aussi Actes 2:2; 9:11; 10:32; 12:12; 16:15,34,40; 17:5; 18:7; 21:8).&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Ainsi, les croyants du premier siècle ne connaissaient rien de ce que l’on appelle des bâtisses d’« Église » d’aujourd’hui. Ils ne connaissaient aussi rien de maisons converties en basiliques où nous pourrions trouver des bancs de bois durs fixés aux planchers et une chaire qui serait parmi le mobilier du salon. Tandis que de telles choses existent au 20 ième siècle, elles sont étrangères pour les croyants du premier siècle. Les premiers chrétiens se réunissaient simplement dans des maisons ordinaires habitées par leurs propriétaires. Ainsi le Nouveau-Testament ne parle pas et ne connaît rien de ce que nous appellerions des « maisons-églises ». Tout ce qu’il connaît, c’est l’ «Église dans la maison ».&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Que faisait l’Église primitive lorsque ses membres devenaient trop nombreux?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Elle n’érigeait pas de bâtisse, mais se multipliait simplement dans plusieurs autres maisons suivant le principe de « maison en maison » (Actes 2:46; 20:20). À cet effet, l’érudition du Nouveau-Testament est d’accord aujourd’hui que l’Église primitive était essentiellement un réseau de réunions dans les maisons. Ainsi s&#039;il y a quelque chose que l’on pourrait appeler une Église normale, c’est l’Église qui se réunit dans la maison. Où comme un auteur le dit, « S&#039;il y a une forme d’Église dans le Nouveau-Testament, c’est l’Église maison. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Néanmoins, certains ont essayé de donner l’argument que les Chrétiens primitifs auraient érigé des édifices spécialisés s’ils n’avaient été sous la persécution: par conséquent, ils se réunissaient dans des maisons pour se cacher de leurs persécuteurs. Tandis que cette idée est assez populaire, elle est enracinée dans des spéculations conjecturales, cela ne correspond pas avec les preuves historiques. Bill Grimes établit le point en disant ceci:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Plusieurs rejettent le concept des Églises maisons tôt dans l’histoire de l’Église comme étant le résultat de persécutions. Toutefois, n’importe quel livre d’histoire de l’Église révélera que la persécution avant l’an 250 était sporadique, locale et habituellement le résultat de l’hostilité des foules plutôt que d’un décret de Rome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ce mythe de la « persécution » entre aussi en conflit avec les Écritures. Actes 2:46-47 décrit des réunions maisons tandis que l’Église jouissait de la faveur de la part de tous. Lorsque la persécution est survenue, les réunions de maisons n’ont pas empêché Saul de savoir où aller pour arrêter des croyants (Actes 8:3). De toute évidence, ils ne gardaient pas secret l’endroit où ils se réunissaient. (Toward a House Church Theology traduit librement par J-P Côté).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Si nous lisons le Nouveau-Testament cherchant à comprendre comment les chrétiens du premier siècle entraient en rapport les uns avec les autres, nous découvrirons qu’ils se réunissaient dans des maisons pour des raisons qui sont en harmonie avec des principes spirituels. Comme tels, trois raisons s’appliquent à nous aujourd’hui avec autant de force que pour les premiers Chrétiens. Explorons certains de ceux-ci maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	(1) La maison est le cadre naturel pour pratiquer tout ce qui se rapporte aux exhortations (Les Uns Les Autres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Toutes les instructions données par les apôtres concernant l’assemblée des croyants sont mieux adaptées pour un cadre petit comme la maison. Les pratiques normatives de l’Église apostolique telles que la participation mutuelle (Héb. 10:24-25); l’exercice des dons de chacun des membres (1 Cor. 14:26); l’édification mutuelle des frères et soeurs dans une communauté se faisant face intentionnellement (Éph. 2:21-22); le repas communautaire (1 Cor. 11); la transparence ouverte et la soumission mutuelle des membres les uns envers les autres (Rom. 15:14; Gal. 6:1-2; Jac. 5:16,19-20); la liberté permettant les questions et le dialogue interactif (1 Cor. 14:29-40); et une communion fraternelle (vie partagée) orientée vers la liberté du Saint-Esprit (2 Cor. 3:17; 13:14) s’opère toutes mieux dans un petit environnement tel qu’une maison .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	En somme, les cinquante-huit exhortations (les uns les autres) du Nouveau-Testament peuvent seulement être correctement obéi et réalisé dans un environnement tel qu’une maison . Pour cette raison, la réunion d’église dans une maison est très propice à la réalisation des desseins éternels de Dieu, un plan qui est centré sur l’édification collective d’un Corps à la ressemblance de Christ (Éph. 2:19-22).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	(2) La Maison Représente La Simplicité De La Vie Chrétienne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La maison représente l’humilité, être au naturel et une pure simplicité--ce sont les marques distinctives de l’Église primitive. (Actes 2:46; 2 Cor. 11:3). La maison (typiquement parlant) est un endroit beaucoup plus humble que les imposants édifices religieux que l’on retrouve de nos jours avec leurs clochers élevés, leurs décors élégants, leurs nefs spacieuses. De cette façon, la plupart des édifices « Églises » modernes semblent plus refléter la vantardise de ce monde que le Sauveur humble et modeste dont nous portons le nom. Par contraste, les premiers chrétiens cherchaient à attirer l’attention sur leur Seigneur ressuscité plutôt que sur eux mêmes ou sur leurs propres accomplissements. De plus, le coût d’opération d’un édifice religieux coûte habituellement très cher pour ses membres. Combien plus les mains des chrétiens seraient libres de supporter ses missionnaires et d’aider les pauvres s’ils n’avaient pas à supporter un fardeau si pesant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	(3) La Maison(née) Reflète l’Aspect Famille de l’Église&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Il y a une affinité naturelle entre la réunion tenue dans une maison et le motif familial de l’Église dont les écrits de Paul sont saturés. Parce que la maison est l’environnement natif de la famille, elle fournit naturellement l’Église avec un atmosphère familiale -- précisément l’atmosphère qui prévalait sur la vie de l’Église des chrétiens du premier siècle. De l’autre côté, de façon radicalement opposée, l’environnement artificiel engendré par les bâtisses d’&quot;Église&quot; crée un climat impersonnel qui fait obstacle à l’intimité et à la soumission les uns aux autres.&lt;br /&gt;
	Les édifices conventionnels d’Églises produisent une certaine rigidité étouffante qui est contraire aux réunions dans les maisons qui ont un air plaisant et non-officiel. De plus, c’est assez facile de &quot;se perdre&quot; dans un grand building. Il arrive souvent de passer inaperçu dans une grande basilique et pire encore de se cacher dans leurs péchés sans être confrontés. Il n’en est pas ainsi dans une Église maison. Toutes nos verrues paraissent et c’est très bien comme ça. Chaque membre est reconnu, accepté, encouragé et aidé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	En plus, la manière formelle avec laquelle les choses sont faites dans l’Église basilique tend à décourager l’interaction et la spontanéité mutuelle qui caractérisait les assemblées de l’Église primitive. Si vous essayez de faire l’exégèse de l’architecture d’un building d’Église typique, vous découvrirez qu’elle enseigne effectivement à l’Église à demeurer passive. La structure intérieure n’est pas conçue pour la communication interpersonnelle, la cohésion sociale, le ministère mutuel, ou la communion fraternelle. Au lieu, elle est conçue pour une communication à sens unique--de la chaire aux chaises, du leader à la congrégation. À cet égard, l’édifice d’Église typique est semblable à une salle de conférence ou à un cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La congrégation est arrangée avec soin avec des chaises ou des bancs pour voir ou entendre le pasteur (ou prêtre) parler à partir de la chaire. Les gens sont concentrés sur une seule chose--le leader du clergé et sa chaire. ( Dans les Églises liturgiques, la table/autel prend la place de la chaire comme point de référence central.) La place où les pasteurs et le staff (employés) sont assis est normalement élevée au-dessus du plancher ou s’assoie la congrégation. Un tel arrangement renforce non seulement le fossé clergé/laïque, mais nourrit la mentalité de spectateurs qui afflige la plus grande partie du corps de Christ aujourd’hui. W.J. Pethybridge observe astucieusement ceci,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Dans l’assemblée d’un petit groupe dans une association amicale d’une maison, tous peuvent se connaître les uns les autres et les relations sont plus vraies et moins formelles. Avec un plus petit nombre s’est possible pour tout le monde de prendre une part active dans une réunion, et alors tout le Corps de Christ présent peut fonctionner....Avoir une bâtisse spéciale pour se réunir implique presque toujours l’idée d’une personne spéciale comme ministre qui se développe en un ministère d’un seul homme et empêche le plein exercice de la prêtrise de tous les croyants (The Lost Secret of the Early Church).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Cela semble clair, alors, que les premiers Chrétiens conduisaient leurs réunions dans les maisons afin d’exprimer le caractère de la vie de l’Église. Ils se réunissaient dans les maisons pour s’encourager la dimension familiale de leur adoration, leur communion fraternelle et leur ministère mutuel. Les réunions dans les maisons faisaient que l’intérêt de l’Église et celle des saints étaient ressenties comme étant le même. Ces réunions nourrissaient un sens de proximité entre eux et l’Église, au lieu de les distancer de l’Église ( comme s’est si souvent le cas aujourd’hui--où les membres assistent à l’Église entant que spectateurs distants, au lieu d’être des participants actifs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Bref, une réunion d’Église-maison pourvoyait autant la rectitude et les relations profondes qui doivent caractériser l’Église. L’Esprit d’une réunion d’Église-maison fournissait les saints avec une atmosphère familiale là où la vraie communion&lt;br /&gt;
	&quot;coude à coude&quot;, &quot;face à face &quot;, &quot;blanc des yeux à blanc des yeux &quot; avait lieu.&lt;br /&gt;
	Cela pourvoyait un climat favorisant la communication ouverte, la cohésion spirituelle et une communion sans réserve--les caractéristiques requises pour une expérience pleine et florissante de la koinonia (communion partagée) du Saint-Esprit pour laquelle nous sommes destinés. En toutes ces façons, les réunions d’Églises-maisons ne sont pas seulement que fondamentalement bibliques, mais elles sont diamétralement opposées aux services style « chaire-chaises » où les croyants sont forcés d’entrer en communion avec le derrière de la tête de quelqu’un pendant une heure ou deux. Dans sa discussion sur l’endroit où doit se réunir l’Église, Watchman Nee passe la remarque,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Dans nos assemblées aujourd’hui nous devons retourner au principe de la chambre-haute. Le rez-de-chaussée est un lieu d’affaire, un lieu où les hommes entrent et sortent; mais il y a plus une atmosphère de maison en ce qui concerne la chambre-haute, et les réunions des enfants de Dieu sont une affaire familiale. La Dernière Cène a eu lieu dans une chambre-haute, ainsi que la Pentecôte, et aussi la réunion à Troas. Dieu veut que l’intimité de la chambre-haute puisse marquer l’assemblée de ses enfants, non pas le formalisme rigide d’un édifice public imposant. C’est pourquoi, dans la Parole de Dieu nous trouvons ses enfants se réunissants dans l’atmosphère familiale d’une maison privée...nous devrions encourager les réunions dans les foyers des chrétiens...les maisons des frères et soeurs vont rencontrer presque toujours les besoins d’une assemblée d’Église meetings (The Normal Christian Church Life).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	(4) La maison est un Modèle l’Authenticité Spirituelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Nous vivons dans un temps où plusieurs personnes, spécialement les jeunes, recherchent l’Authenticité Spirituelle. Pour plusieurs, comme eux, les Églises qui se réunissent dans des amphithéâtres, des cathédrales de cristal et des dômes à tours d’ivoire apparaissent superficiels. Par contraste, l’Église se réunissant dans une maison sert de témoignage abondant des réalités spirituelles aux non-croyants qui sont sceptiques de ces institutions religieuses qui regardent les bâtisses prestigieuses et les budgets de multi-millions de dollars ayant du succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Plusieurs non-croyants n’assisteront pas un service religieux moderne se tenant dans une Église style basilique où on s’attend, de la part de ceux qui y viennent , qu’ils soient habillés pour le spectacle. Mais ils ne se sentiront pas menacés dans une réunion se tenant dans le confort de la maison de quelqu’un où ils peuvent être eux-mêmes. L’atmosphère non-conventionelle de la maison, par opposition à un building clinique est beaucoup plus invitants pour eux. C’est peut-être pour ça que les premiers chrétiens ont choisi le simple cadre d’une maison pour adorer leur Seigneur au lieu d’ériger des lieux de pèlerinages, des sanctuaires, et des synagogues comme le faisaient les autres religions de leur temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ironiquement, plusieurs chrétiens modernes croient que si une Église ne possède pas de bâtisse, son témoignage face au monde sera en quelque sorte affecté et ralentira sa croissance. Mais rien ne pourrait être aussi loin de la vérité. Argumentant sur la base que l’Église primitive n’a pas commencée à construire d’édifices avant le troisième siècle, Howard Snyder fait les observations suivantes;&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	...Qu’importe les autres bons usages qu’ont les buildings, ils ne sont pas essentiels, ni pour la croissance numérique ou la profondeur spirituelle. L’Église primitive possédait ces deux qualités, et la plus grande période de vitalité et de croissance à venir jusqu’à il n’y a pas très longtemps, était dans les deux premiers siècles après Jésus-Christ. En d’autres mots, l’Église grandissait à son plus vite lorsqu’elle n’avait pas l’aide, ou plutôt qu’elle était encombrée par des édifices d’Église. (The Problem of Wineskins, used by permission of the author).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	(5) La Maison Rend Témoignage que le Peuple Forme la Maison de Dieu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La notion contemporaine d’&quot;Église&quot; est souvent associée avec un bâtiment (appelé communément &quot;le sanctuaire&quot;). Toutefois, selon la Bible, ce sont les croyants habités par la vie de Dieu qui sont appelés &quot;la maison de Dieu,&quot; non pas les briques et le ciment. Alors que dans le judaïsme, le temple est le lieu mis à part, dans le Christianisme la communauté de croyants est le temple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Le lieu spatial des réunions des premiers chrétiens allait directement à l’encontre des coutumes religieuses du premier siècle. Les juifs avaient désigné des édifices pour leurs cultes (synagogues), et les païens aussi (lieux saints, temples). Ainsi les deux, le Judaïsme et le paganisme enseignent qu’il doit y avoir lieu mis à part pour l‘adoration divine. Il n’en est pas ainsi avec le christianisme.&lt;br /&gt;
	L’Église primitive était le seul groupe religieux du premier siècle qui se réunissait exclusivement dans les maisons. Tandis que ça aurait été tout à fait naturel pour eux de continuer leur héritage Juif et ériger des édifices pour rencontrer leurs besoins, ils ont intentionnellement omis de le faire. Peut être que les premiers croyants savaient à quel point les édifices sanctifiés (mis à part) produisaient de la confusion, et alors, évitait d’en ériger pour préserver le témoignage que le peuple formait les pierres vivantes qui constitue l’habitation de Dieu (Son Tabernacle).&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ce qu’on a dit, jusqu’à maintenant, peut se résumer à cette simple mais profonde observation: la localisation sociale de l’assemblée d’Église exprime et influence à la fois le caractère de l’Église elle-même. Ainsi, le cadre spatial de l&#039;Église possède une signification théologique. Dans le « sanctuaire » ou « chapelle » typique, la chaire, les sièges (les bancs), et l’espace massif engendre un air formel qui inhibe l’interaction et les rapports mutuels. En contraste, les caractéristiques particulières d’une maison--le peu de places pour s’asseoir, l’atmosphère informelle, le cadre convivial pour partager les repas, les espaces personnalisés sur des fauteuils moelleux, etc.--contiennent le contexte relationnel qui fait bénéficier le ministère mutuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Dit simplement, l&#039;Église primitive se réunissait dans les maisons de ses membres pour des raisons spirituellement justifiables. Et l&#039;Église moderne de type « basilique » amoindri ces raisons. En ce qui concerne les implications présentes des réunions d&#039;Église maison, Howard Snyder remarque astucieusement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Les Églises maisons ont probablement été la forme d’organisation sociale Chrétienne la plus commune dans toute l’histoire de l&#039;Église...En dépit de ce que nous pourrions penser, si nous regardions simplement autour de nous ici, des centaines de milliers d&#039;Églises-maisons chrétiennes existent aujourd’hui en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Chine, en Australie, en Europe de l’est et en plusieurs autres endroits autour du monde.&lt;br /&gt;
	Dans un certain sens, il y a une église souterraine (underground), et comme tel, elle représente un courant caché de l’histoire de l&#039;Église.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Mais quand même qu’elles sont cachées, et dans la plupart des endroits n’est pas la forme dominante de la culture, ces Églises maisons représentent probablement le plus grand nombre de chrétiens autour du monde...Le Nouveau-Testament nous enseigne que l&#039;Église est une communauté dans laquelle tous ont reçu des dons et tous ont un ministère. L&#039;Église telle qu’enseignée dans les Écritures est une nouvelle réalité sociale qui modèle et qui incarne le respect et le souci pour les gens que l’on voit en Jésus lui-même. Cela est notre noble appel. Et même l&#039;Église, en fait, trahit souvent cet appel. Les Églises-maisons sont une grande partie de la façon de se sortir de cette trahison et ce paradoxe.&lt;br /&gt;
	La communauté face à face engendre le respect mutuel, la responsabilité mutuelle, la soumission mutuelle, et le ministère mutuel. La sociologie de l&#039;Église-maison favorise un sens d’égalité et de valeur mutuelle, même si elle ne la garantit pas telle que l&#039;Église de Corinthe nous l’a démontré...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Dans le modèle d&#039;Église-maison, l’égalité et le ministère mutuel ne sont pas le résultat d’un programme ou d’un procédé éducationnel; ils font partie inhérente de la forme même de l&#039;Église elle-même. Parce que dans l&#039;Église-maison tous sont valorisés et connus--tous ont une place par définition. L&#039;Église-maison pourvoit un environnement de soins mutuels et d’encouragement qui tend à favoriser un large éventail de dons et de ministères. Les principes du Nouveau-Testament de la prêtrise de tous les croyants, les dons du Saint-Esprit, et le ministère mutuel ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Document traduit par JP Côté et MC Lemieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ce texte est le troisième chapitre d&#039;un livre de Frank Viola (Rethinking The Wineskins).&lt;br /&gt;
	http://www.angelfire.com/nt/asschretdelagrace/eglmais.htm&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2014 17:46:00 +0100</pubDate>
		<dc:creator>Jack</dc:creator>
	</item>
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